Au jardin, cet hiver

Vous avez un jardin, voici quelques pratiques à mettre en œuvre dès aujourd’hui, pour l’entretenir plus écologiquement cet été, et en plus c’est gratuit ou presque …

 

Récupérer l’eau de pluie : c’est économique et écologique, et de plus cette eau est la mieux adaptée pour les plantes (pas de chlore, moins de calcaire, etc.) Installez ou faites installer un récupérateur dès maintenant.

Faire son propre compost, c’est facile. Il provient de déchets végétaux qui se décomposent pendant 6 mois à 1 an et se transforment progressivement en un terreau riche en substances organiques. Le compost s’utilise en le mélangeant avec la terre franche du terrain pour enrichir le sol au moment des plantations, plus besoin d’engrais.
• Il se fera plus vite et mieux si les déchets sont de petite taille : casser les bois en petits morceaux.
• Il sera bien équilibré s’il est composé de 50 % de déchets ligneux (déchets de taille, petites branches, écorces, sciures, etc.) et 50 % de déchets verts (feuilles, déchets de tonte, épluchures, etc.). Éviter les branches trop grosses, les résineux (cyprès, thuya, etc…) et le liseron.
• Il sera sain si vous écartez les végétaux atteints de maladies ou porteurs de parasites (l’idéal est de détruire dans un incinérateur de jardin ces plantes infectées, les cendres sont saines et peuvent alors rejoindre le bac à compost ou être utilisées seules).
Saint-Brieuc Agglo propose aux habitants un kit de compostage (guide sur la pratique du compostage, composteur 400L, bioseau pour les déchets récupérés dans la cuisine et mélangeur) avec composteur en plastique 100% recyclé, au prix attractif de 15 € (adressez-vous directement à votre mairie). Un autre modèle de composteur, en bois, est également proposé pour 20€ (uniquement vendu lors des ateliers compostage, s’informer au 0 810 121 600).
http://www.saintbrieuc-agglo.fr/fileadmin/memo_compostage_individuel.pdf

Récupérer vos déchets de tonte et vos feuilles mortes pour en faire un paillis naturel protecteur et nourrissant. Les paillis dégradables sont des matériaux organiques comme la paille, le gazon, les feuilles mortes, les copeaux de bois ou le carton. Ils jouent un rôle protecteur face aux intempéries et en se dégradant, ils enrichissent le sol en minéraux (les paillis de gazon et feuilles apportent de l’azote), favorisent la micro-faune du sol et attirent les vers de terre, auxiliaires précieux du jardinier.

Remplacer insecticides et autres traitements chimiques par des recettes naturelles :
• Les nichoirs et un peu de nourriture attirent les oiseaux pendant l’hiver ; au printemps et en été, ils seront là et se nourriront d’insectes et de larves indésirables. Les rouges-gorges sont friands de vers et les grives ont le bec dur face aux escargots dont elles se régalent.
• De même un abri à insectes permet à ceux-ci de passer la saison froide à l’abri de feuilles mortes, pailles et brindilles et d’être prêts à dévorer les parasites des plantes dès les premiers rayons printaniers :  chrysopes, coccinelles et syrphes (au stade adulte et plus encore au stade larvaire) s’attaquent aux acariens, cochenilles et pucerons phytophages (qui se nourrissent au détriment des plantes).
• C’est aussi le moment de faire ou faire faire les traitements d’hiver sur vos arbres. En appliquant ces produits biologiques, notamment des huiles organiques, il est possible d’éliminer les formes hivernantes des insectes indésirables (œufs d’hiver).

Aujourd’hui – Janvier … à la une

L’école nationale supérieure de paysage de Versailles-Marseille rend hommage à son ancien élève et maître, le paysagiste Louis Maunoury

http://www.ecole-paysage.fr/site/ensp_fr/Deces-de-Louis-Maunoury.htm

Le paysagiste Louis Maunoury est décédé 17 novembre 2014. Diplômé de l’ENSP en 1981, il avait enseigné à plusieurs reprises à l’école. Son travail de diplôme « la mort en ce jardin », travail extrêmement marquant, résonne aujourd’hui d’une manière presque bouleversante. On lui doit plusieurs réalisations majeures, dont le jardin d’Eole à Brest, avec l’artiste Nils Udo. Gilles Clément a écrit ceci de lui : « Le travail de Louis Maunoury combine l’art de la scénographie avec les contraintes du site et les éléments du programme que suggère toujours un espace livré au public. Les tensions, les rythmes, les scansions provoquées par le pincement des perspectives et des points précisément choisis pour agrandir la profondeur de champ ou l’interrompre, font l’objet d’une recherche précise et raffinée. Cet entêtement à la construction bien tempérée pourrait correspondre à un engagement classique de la mise en espace d’un jardin si le choix des espèces, leurs contrastes dans les agencements, le rapport des plages de lumière et d’ombre, la précision des formes inventives, ne venaient à tout moment contredire la calme évidence des paysages pour en faire des territoires poétiques, délicatement subversifs. Au-delà d’un traitement de l’espace public, cette manière d’opérer, quoique tributaire d’un savoir technique, s’apparente directement à l’art. Dans l’ensemble multiple que constitue le monde paysage en Europe et ailleurs, il faudra bien un jour que l’on y reconnaisse la part entière de l’artiste. Louis Maunoury, de mon point de vue, entre dans cette catégorie, c’est un artiste ».

La Fédération française du paysage fait également un résumé de la carrière et de l’apport à l’art paysager de Louis Maunoury :  http://www.f-f-p.org/fr/actualites/5/1390/

Parc d'Eole Brest Maunoury

Parc d'Eole Brest - cascade - Maunoury

Parc d’Eole au cœur de  Brest

http://www.brest.fr/ecologie-urbaine/les-espaces-verts/le-parc-deole.html

Le 29 octobre 2014, c’était Michel Corajoud qui disparaissait   : http://www.ecole-paysage.fr/site/ensp_fr/Disparition-de-Michel-Corajoud.htm

Corajoud-parc-Gerland-17

Le pard Gerland à Lyon – http://corajoudmichel.nerim.net/


En accueillant une gigantesque serre équatoriale, l’aéroport de Singapour se mue en site touristique

Un article de John Sapporo pour Le Moniteur.fr, publié le 09/12/2014 :

Aéroport de Singapour - Amén paysager PWC
http://www.lemoniteur.fr/181-chantiers/article/actualite/26656140-en-accueillant-une-gigantesque-serre-equatoriale-l-aeroport-de-singapour-se-mue-en-site-touristique


Le PEM de La Baule-Escoublac en concours

Le Pôle d’échanges multimodal de La Baule-Escoublac qui doit beaucoup à son aménagement paysager est en concours avec 24 autres réalisations pour le Prix Départemental d’Architecture, d’Urbanisme et d’Aménagement de Loire-Atlantique 2014. Ce parc relais de 203 places et gare routière 7 quais, au Nord et au Sud de la gare de La Baule, bénéficie d’espaces reconfigurés avec quelques édicules dans la continuité du paysage balnéaire de La Baule et de l’architecture balnéo-ferroviaire des années 20. Le projet se développe autour de la pinède : canopée de pins, sols ocres, parvis de granit clair. Cette écriture légère fait contrepoint à la masse de granit imposante de la gare, et annonce sans doute la plage… Maître d’ouvrage : Cap Atlantique – Conception : RICHEZ & ASSOCIÉS Architecture, Urbanisme et Paysage, Paris – Date d’achèvement : 2010 – Surface :  18.000 m² – Coût : 4 M€. http://www.architectureprixpublic.fr/portfolio/pole-dechanges-multimodal-de-la-gare-la-baule-escoublac/

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 La Victoire du Paysage vient d’être attribuée à la Promenade du Paillon à Nice.

Les anciens Grand Prix du Paysage (décerné chaque année paire, de 1990 à 2000, par le gouvernement à «un paysagiste concepteur de nationalité française dont il consacre soit l’ensemble des réalisations, soit une œuvre exceptionnelle ou exemplaire, soit sa contribution au développement des idées, des concepts dans le domaine du paysage») et Trophée du Paysage (décerné chaque année impaire, de 1989 à 2001, par le gouvernement à un paysagiste débutant et ses partenaires pour la conception d’une opération exemplaire réalisée depuis au moins 3 ans) ont été remplacés de 2005 à 2007 par un Prix du Paysage unique et annuel (récompensant une réalisation exemplaire) auquel a succédé le Grand Prix national du paysage. En 2000, la Convention européenne du paysage ou Convention de Florence  (en vigueur depuis 2004) a été à l’origine du Prix du paysage du Conseil de l’Europe décerné pour la première fois en 2009, puis en 2011 et 2013.
http://www.coe.int/t/dg4/cultureheritage/heritage/landscape/Publications/LandscapeAwards_fr.pdf
Depuis 2008, ce sont les professionnels du végétal représentés par Val’hor qui ont lancé un nouveau concours : les Victoires du paysage. Pour leur quatrième édition, le 11 décembre 2014 à Paris, 31 prix ont été remis dont la Victoire.
http://lesvictoiresdupaysage.com/site/les-victoires-du-paysage-2014;jsessionid=8HzXA6WKitp3tE!br0E5Mj7K.gl3?pg0=site

Le Grand Prix du Paysage a été remis à : Jacques Simon (1990), Michel Corajoud (1992), Allain Provost et Jacques Sgard (1994), Bernard Lassus (1996), Gilles Clément  (1998), et Isabelle Auricoste (2000).
Une mention spéciale du jury du Trophée du Paysage a salué, en 1991, le travail du paysagiste Louis Maunoury pour le Jardin d’Éole à Brest , réalisé avec la participation de l’artiste Nils Udo.
http://www.brest.fr/ecologie-urbaine/les-espaces-verts/le-parc-deole.html
Le Prix du Paysage a distingué successivement : le parc Saint-Pierre à Amiens par Jacqueline Osty en 2005, le parc de la Deûle à Lille par Jacques Simon et JNC international SA (Jean-Noël Capart, Yves Hubert) en 2006, le parc des Cormailles à Ivry-sur-Seine par l’Agence Ter (Henri Bava, Michel Hoessler, Olivier Philippe) en 2007.
Le Grand Prix national du paysage a couronné le Port aux Cerises de l’Agence Latitude Nord (Laurence Vacherot et Gilles Vexlard) en 2009 et en 2012 c’est la réalisation costarmoricaine du Grand Pré à Langueux, de la paysagiste Laure Planchais, qui a été choisie.

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Le premier Prix du paysage du Conseil de l’Europe (2008-2009) a été décernée au parc de la Deûle à Lille (déjà mentionné plus haut), le dernier prix européen (2012-2013) a été attribué à la préservation écologique de la vallée fluviale de Szprotawa, en Pologne. Le jury européen a salué le projet présenté par la France en 2013 en termes élogieux : Le Parc du Grand Pré occupe 12 hectares entre ville et nature. Il montre comme résultat un lieu de convivialité qui redonne une cohérence à un territoire morcelé. Il ouvre des connexions avec les villages et les espaces avoisinants. Ce parc autorise des utilisations récréatives multiples et permet de développer une pédagogie au service de la promotion du développement durable. Le projet se veut l’expression d’une nouvelle qualité urbaine et a changé l’image de « cité dortoir » de Langueux. Il vise à produire des espaces de rencontre propices aux échanges et à la mixité sociale. Pour tout savoir sur le Grand pré de Langueux : http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Grand_Prix_National_du_Paysage_2012.pdf

Cette année 2014, c’est la Promenade du Paillon à Nice, une longue coulée verte au cœur d’un tissu urbain dense, qui a été distinguée par la Victoire du paysage. L’aménagement paysager a été conçu par les paysagistes Christine et Michel Péna dont l’agence Péna et Peña a aussi assuré la maîtrise d’œuvre de cette réalisation qui occupe 12 hectares.
Site de l’agence : http://www.penapaysages.com/
La promenade
longue  de 1,2 km qui conduit du théâtre à la mer est un voyage botanique à travers les continents avec traversée d’un miroir d’eau et d’un plateau des brumes et rencontre d’un bestiaire marin.

Nice-coulée-verte Promenade du Paillon NicePromenade du Paillon Nice - Campus Nice-matin

 http://www.nice.fr/fr/parcs-et-jardins/la-promenade-du-paillon  http://www2.nice.fr/expression/30/ pages 8 à 11
&
http://www.lemoniteur.fr/129-evenement/article/actualite/26710759-paysage-nice-decroche-la-victoire-des-victoires