Festival international des Jardins de Chaumont-sur-Loire 2015

Le Festival International des Jardins de Chaumont-sur-Loire se tient du 23 avril au 1 novembre 2015 et présente sous la présidence de Patrick Blanc des Jardins extraordinaires, jardins de collection. Ce « laboratoire de la création contemporaine dans le domaine des jardins et de la création paysagère » s’attache cette année aux trésors végétaux et à leurs collectionneurs.

Chaumont sur Loire - Festival 2015 - affiche

 

1 Carnivore parc
2 Le jardin des chasseurs de plantes
3 L’arche de Linné
4 Nuances
4′ Collection noire
5 Le jardin des 101 pelargoniums
6 À table !
7 Suspensions climatiques
8 Le jardin des graines
9 Le jardin d’Orphée
10 Fleur bleue
11 Le jardin du teinturier
12 Le jardin perdu
13 Porte-bonheur
14 La rareté se mange-t-elle ?
15 Cabinets de curiosités végétales
16 Le jardin des bougainvilliers
17 Réflexion d’un collectionneur
18 La phytothèque
19 Le jardin sauvage
19′ Silence ! ça mousse
20 La serre des Victorias
21 Philéas
22 Cuisine africaine
23 L’ivresse des elfes
24 Le collectionneur de l’ombre
Dans les Prés du Goualoup
25 Carré et Rond
26 Hualu, Ermitage sur Loire
27 Le jardin des nuées qui s’attardent
28 Le jardin miroir
29 Le jardin coréen
30 Les jardins japonais
Dans la Cour de la Ferme
Le potager lumineux [M],[N]
Le potager du Domaine [M]
Le jardin des enfants [N]

Une petite visite des 26 jardins …

 

Les vidéos sont celles réalisées par chaque créateur de jardin pour commenter sa réalisation (Youtube) et les photos  des installations 2015 sont dues à E. Sanders et extraites du site officiel (http://www.domaine-chaumont.fr/festival_festival-visite?scat=3b&expandable=0).

Chaumont-sur-Loire - Festival 2015 mix


Jardin n°1 Carnivore parc

Milieu pauvre en minéraux, les tourbières ont  pourtant permis le développement, outre des mousses, fougères et bruyères, d’une gamme de végétaux intrigants, dont l’adaptation ne cesse d’étonner, créant un monde inversé où le végétal mange l’animal, celui des plantes carnivores. Le groupe, riche de plus de 550 espèces, est représenté ici par la plante cobra (Darlingtonia californica), l’attrape-mouche aux machoires acérées (Dionaea muscipula), les gluantes droseras (Drosera binata, D. capensis, D. rotundifolia) et les sarracenias aux longs tubes piégeux (Sarracenia ‘Judith Hindle’, S. ‘Juthatip Soper’, S. ‘Juthatip Soper’ x S. leucophylla, S. alata, S. flava, S. flava ‘Atropurpurea’, S. flava ‘Ornata’, S. purpurea, S. purpurea subsp. venosa, S. purpurea var. heterophylla) dont nous sommes protégés par les vitrines grillagées.

Carnivore parc Festival International des Jardins 2015 - © E.Sander

Et beaucoup plus sur la page : https://www.facebook.com/carnivoreparc

DesktopDarlingtonia californica Dionaea muscipulaDrosera rotundifoliaSarracenia oreophilaDarlingtonia californica – Dionaea muscipula – Drosera rotundifolia – Sarracenia oreophila

Prolongement à Nantes  … sur l’Ile aux machines … une autre mise en scène de plantes carnivores … en version naturelle … :2015-08-22 Nantes - L'île aux machines (30)… et en version machine mécanique :2015-08-22 Nantes - L'île aux machines (24)et toujours à Nantes, mais au Jardin des plantes, où les carvivores sont là aussi  engrillagées :2015-08-21 - JdP Nantes - Serres (10)Nantes – 22 & 23 août 2015 – photos PW/Pan


Jardin n°2 Le jardin des chasseurs de plantes

Le monde des aventuriers-botanistes des XVII-XVIIIe siècles se découvre ici, des terres vierges, à peine inventées et encore à explorer, aux jardins d’acclimatation européens : l’Aralia elata, l’Asparagus densiflorus ‘Myers’,  les fougères arborescentes (Dicksonia antarctica) ou non (Athyrium angustum forma rubellum ‘Lady in Red’, Blechnum fluviatile, Dryopteris affinis, Matteuccia struthiopteris, Polypodium vulgare, Polystichum setiferum), les plantes gigantesques (Amorphophallus titanum, Gunnera manicata) ou discrètes (Tolmiea menziessi) et les plantes à fleurs luxuriantes (Albizia julibrissin, alliums, fritillaires, kniphofias et primevères divers, Lupinus polyphyllus, Strelitzia reginae) sont toutes, pour l’imaginaire européen, teintées d’exotisme.

Les chasseurs de plantes de jardin Festival International des Jardins 2015

Athyrium angustumBlechnum fluviatileDicksonia antarcticaDryopteris affinisMatteuccia struthiopterisAthyrium angustum, Blechnum fluviatile, Dicksonia antarctica, Dryopteris affinis, Matteuccia struthiopteris, Polystichum setiferum

Mix - Allium flavumAllium obliquumAllium carinatum pulchellumAllium nectaroscordum Allium flavum, Allium obliquum, Allium carinatum pulchellum, Allium nectaroscordum

Mix FritillariaFritillaria imperialis, Fritillaria imperialis Raddeana, Fritillaria persica Adiyaman, Fritillaria persica Ivory bells

Mix - Kniphofia, Lupinus polyphyllus, Primula vialii, Strelitzia reginaeKniphofia Mango popsicle, Kniphofia Moonstone, Strelitzia reginae, Primula vialii, Lupinus polyphyllus

Mix - Amorphophallus titanum Gunnera manicata Tolmiea menziesiiAmorphophallus titanum, Gunnera manicata, Tolmiea menziesii


Jardin n°3 L’arche de Linné

Face à un nouveau déluge, les caisses débordantes de plantes attendent d’être chargées sur une Arche de Noé revisitée par Carl Von Linné, où les plus précieux végétaux sont déjà à l’abri. Elles sont toutes là, les plantes, attendant de conquérir un nouveau monde : les frêles aquatiques (Menyanthes trifoliata, Utricularia sandersonii) et les solides cactus (Colletia cruciata, Echinocactus grusonii, Trichocereus Pasacana), les archaïques fougères (Dicksonia antartica), les herbes modestes – en fait graminées, joncs et broméliacées – (Carex caryophillea ‘The Beatles’, Leymus arenarius ‘Blue Dune’, Muhlenbergia dubiaPuya coerulea, Rhynchospora colorata), les arbres et arbustes superbes (Acer palmatum ‘Scolopendrifolium’, Cephalanthus occidentalis, Cercis canadensis ‘Lavender Twist’, Salix sepulcralis ‘Erythroflexuosa’, Taxodium distichum ‘Pendulum’, Wollemia mobilis),  les vivaces et annuelles fleuries (Clematis viticella ‘Ernest Markham’, Digitalis lanata, Nigella Papillosa ‘Delft Blue’, Rodgersia pinnata, Thalictrum ‘Elin’), les précieuses bulbeuses (Camassia leichtlinii, Iris ensata ‘Caprician Butterfly’, Kniphofia ‘Redhot popsicle’), les bonnes géantes (Gunnera insignis, Melianthus major) et les belles comestibles (Curcuma alismatifolia, Dolichos lablab, Sechium edule).

L'arche de Linné Festival International des Jardins 2015

https://www.facebook.com/LArche-de-Linn%C3%A9-418027408350654/timeline/

Mix - Trichocereus PasacanaEchinocactus grusoniiColletia cruciataLes solides cactus : Colletia cruciata, Echinocactus grusonii, Trichocereus Pasacana

MonocotylédonesLes herbes modestes : Carex caryophillea ‘The Beatles’, Muhlenbergia dubiaLeymus arenarius ‘Blue Dune’, Puya coerulea, Rhynchospora colorata

Mix - Curcuma alismatifolia Dolichos lablab Sechium eduleLes belles comestibles : Curcuma alismatifolia, Dolichos lablab, Sechium edule


Jardin n°4 Nuances

Ou le musée à l’air libre et la calme contemplation d’un tableau tout  en nuances de bleu, et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre. Eau, ciel, fraicheur, rêve, du blues mélancolique au  bleu serein, un parcours vers la sagesse ?

Nuances Festival International des Jardins 2015

Du bleu, du bleu, du bleu …

Mix - Yucca rostrataAgave americanaEucalytpus pulverulenta ‘Baby Blue’Dasylirion glaucophyllumCupressus sempervirens ‘Stricta’Yucca rostrata, Agave americana, Eucalytpus pulverulenta ‘Baby Blue’, Dasylirion glaucophyllum, Cupressus sempervirens ‘Stricta’Mix - Artemisia schmidtiana ‘Nana’Festuca glaucaDischondra argentea ‘Silver Fall’Hosta x ‘Big Daddy’Hosta tardiana ‘Halcyon’Artemisia schmidtiana ‘Nana’, Festuca glauca, Dischondra argentea ‘Silver Fall’, Hosta x ‘Big Daddy’, Hosta tardiana ‘Halcyon’

Agapanthus umbellatus, Ipomea indica, Veronica 'Sunny Border Blue', Eryngium planum, Nepeta 'Fassenii', Perovskia 'Bluespire', Salvia chamaedryoïdes, Scevola 'Blue Fan', Verbena bonariensis, Verbena venosaAgapanthus umbellatus, Ipomea indica, Veronica ‘Sunny Border Blue’, Eryngium planum, Nepeta ‘Fassenii’, Perovskia ‘Bluespire’, Salvia chamaedryoïdes, Scevola ‘Blue Fan’, Verbena bonariensis, Verbena venosa

Aquilegia 'Blue star', Geranium 'Brookside', Aubrieta 'Cascade Blue', Delphinium elatum, Iris 'Blue Rythm,' Campanula carpatica, Phlox 'Blue eyes', Aster-novae-angliae, Wisteria floribunda plena, Platycodon Aquilegia ‘Blue star’, Geranium ‘Brookside’,  Aubrieta ‘Cascade Blue’,  Delphinium elatum, Iris ‘Blue Rythm,’ Campanula carpatica, Phlox ‘Blue eyes’, Aster-novae-angliae, Wisteria floribunda plena, Platycodon ‘Mariessii’


Jardin n°4′ Collection noire

Visite à pas feutrés  dans le jardin secret d’un joaillier, obsédé par le noir, qui collectionne les perles rares et sombres du monde végétal.

Collection noire Festival International des Jardins 2015

Bien plus d’info ici : https://collectionnoire.wordpress.com/page/1/

Black is black …

Acer palmatum Atropurpureum & Dissectum atropurpureum, Acer platanoides 'Crimson Sentry’, Corylus avellana ‘Red Majestic’, Sambucus nigra ‘Black Lace’Arbres noirs : Acer palmatum atropurpureum, Acer palmatum dissectum atropurpureum, Acer platanoides ‘Crimson Sentry’, Corylus avellana ‘Red Majestic’, Sambucus nigra ‘Black Lace’

Aquilegia vulgaris ‘Black Barlow’, Tulipa ‘Black Parrot’, Cosmos atrosanguineus ‘Chocolat’Fleurs noires : Aquilegia vulgaris ‘Black Barlow’, Tulipa ‘Black Parrot’, Cosmos atrosanguineus ‘Chocolat’

Alcea rosea nigra, Iris ‘Dusky dancer’, Viola Molly SandersonAlcea rosea Nigra, Iris ‘Dusky dancer’, Viola ‘Molly Sanderson’

Centaurea montana ‘Black Sprite’, Veratum nigrum, Rudbeckia occidentalis ‘Green Wizard’, Scabiosa atropurpurea ‘Chile sauce’Centaurea montana ‘Black Sprite’, Veratum nigrum, Rudbeckia occidentalis ‘Green Wizard’, Scabiosa atropurpurea ‘Chile sauce’

Et encore quelques autres fleurs noires : Dahlia ‘Cactus Prince Noir’, Dahlia ‘Tartarus’, Dahlia ‘Pompon Radjah’, Fritilaria persica,  Paeonia hybride ‘Belle Center’

Feuilles noires Berberis atropurpurea, Cordyline aus. ‘Red Star’, Ligularia dentata ‘Midnight Lady’Feuillages noirs : Berberis atropurpurea, Cordyline australis ‘Red Star’, Ligularia dentata ‘Midnight Lady’Feuilles noires Ophiopogon nigrescens, Phyllostachys nigra, Physocarpus opulif ‘Diabolo’Ophiopogon nigrescens, Phyllostachys nigra, Physocarpus opulif ‘Diabolo’

Et quelques autres feuillages noirs : Heuchera ‘Lime Rickey’, Heuchera ‘Obsidian’, Cotinus coggygria ‘Royal Purple’, Pennisetum ‘Burgundy Giant’


Jardin n°5 Le jardin des 101 pelargoniums

Un hommage à la diversité des pélargoniums, leurs feuillages, leurs fleurs, leurs textures, leurs couleurs, leurs parfums tous différents …

Le jardin des 101 pelargoniums Festival International des Jardins 2015

https://www.facebook.com/ThePelargoniumAndGeraniumSociety?fref=nf

280 espèces de pélargoniums et une multitude de cultivars

Pelargonium

Une page ‘wiki’ sur le monde des pélargoniums :  http://www.wikiwand.com/fr/P%C3%A9largonium


Jardin n°6 À table !

Une superbe salle de banquet prête pour un festin de fruits et légumes anciens, colorés et étonnants (Beta vulgaris ‘Pink Flamingo’, Brassica oleracea ‘Violetto di Sicilia’ , Fragaria ananassa ‘Anablanca’, Lactuca sativa ‘Reine Des Glaces’, Phaseolus vulgaris ‘Royal Burgundy’, Solanum melongena var. ovigerum, Solanum lycopersicum ‘Black Cherry’, etc.). Les convives sont surveillés de haut par les curieuses Nepenthes alata prêtes à gober les pique-assiette indésirables.

A table Festival International des Jardins 2015

Quand le haricot est violet, l’aubergine blanche et la tomate noire …

Phaseolus vulgaris 'Royal Burgundy', Solanum melongena var. ovigerum, Solanum lycopersicum 'Black Cherry'Phaseolus vulgaris ‘Royal Burgundy’, Solanum melongena var. ovigerum, Solanum lycopersicum ‘Black Cherry’

Nepenthes alataNepenthes alata


Jardin n°7 Suspensions climatiques

L’évolution climatique de notre planète risque de mettre à mal le monde végétal,  chaque plante risque de devenir rare, la collection devient une mesure de préservation. Les structures  où s’alignent les espèces protégées, sont cernées de grimpantes parties à l’assaut de ce jardin suspendu.

Suspensions climatiques Festival International des Jardins 2015

 

Aeonium arboreum ‘Atropurpureum’, Agrostis bamboo ‘Green Twist’, Akebia quinata, Alteranthera ‘Purple Knight’, Araujia sericofera ‘Alba’, Aristolochia macrophylla, Calocephalus brownie, Clematis armandii ‘Snow Bells’, Clematis Fargesii summersnow, Clematis tangutica ‘My angel’, Cobeae scandens, Dichondra ‘Emerald Falls’, Dipladenia boliviensis, Glechoma hederacea ‘Variegata’, Hedera hibernica, Humulus lupulus ‘Aureus’, Ipomea Batatas ‘Mardi Gras’, Ipomoea purpurea ‘Kniola’s Black’, Jasminum officinalis ‘Aureum’, Lotus maculatus ’Red Flasch’, Nasturtium ‘Black Velvet’, Parthenocissus robusta, Passiflora caerula ‘Constance Elliot’, Ophiopogon planiscapus ‘Nigrescens’, Sedum rubrotinctum, Senecio rowleyanus, Solanum jasminoïdes ‘Album’, Stipa capillata ‘Voile de mariée’, Thunbergia ‘African Sunset’, Tradescantia Pallida ‘Purple Hear.


Jardin n°8 Le jardin des graines

Les Jardins Botaniques de France et des pays francophones rappellent ici une de leurs missions, la collecte et préservation des graines, inventoriées dans l’Index seminum, et facilement échangées. L’outil emblématique, le tamis, sert de base à la construction architecturée de l’espace.

Le jardin des graines Festival International des Jardins 2015


Jardin n°9 Le jardin d’Orphée

C’est l’expérience d’Orphée qui est proposée ici aux visiteurs par ce voyage sans issue au long d’un pont de bois enjambant un terrain occupé par des plantes succulentes extraordinaires.

Le jardin d'Orphée Festival International des Jardins 2015

Parmi ces succulentes :

  • Les agaves : Agave americana, Agave colorate, Agave striata
  • Les aloès : Aloe marlothii
  • Les cactus-cierges (colonnaires) : Cereus peruvianus, Cereus peruvianus ‘Monstruosus’, Espostoa mirabilis, Neobuxbaumia polylopha, Oreocereus celsianus, Pachycereus pecten-aboriginum, Pachycereus pringlei, Trichocereus tarijensis
  • Les cactus-tonneaux (globulaires) : Echinocactus grusonii, Ferocactus glaucescens, Ferocactus herrerae, Ferocactus stainesii, Ferocactus townsendianus
  • Cactus à bras : Stetsonia coryne

Cactacées - planche botanique


Jardin n°10 Fleur bleue

La poésie du bleu est au cœur de ce jardin où une multitude de pots posés les uns sur les autres créent des reliefs ondulants plantés de nombreuses espèces végétales souples et légères, en camaïeu bleuté, parmi lesquelles les sauges dominent.

Fleur bleue Festival International des Jardins 2015

Pour cette recette, il faut :

  • 3 herbes bleues :  Elymus glaucus, Festuca valesiaca glaucantha, Panicum virgatum ‘Prairie Sky’
  • 1 agapanthe, 1 chardon et 1 véronique : Agapanthus, Eryngium planum ‘Blue Glitter’, Veronica longifolia
  • 2 penstémons : Penstemon ‘Electric’, Penstemon ‘Heavenly Blue’
  • 3 pétunias : Petunia ‘Parade Sky Blue’, Petunia ‘Conchita Azur’, Petunia ‘Surfinia Sky Blue’
  • 13 sauges : Salvia atrocyanea, Salvia azurea, Salvia candelabrum, Salvia chamaedryoides, Salvia farinacea ‘Mystic Spire’, Salvia farinacea ‘Victoria’, Salvia guaranitica ‘Enigma’, Salvia guaranitica ‘Purple majesty’, Salvia horminum ‘Oxford Blue’, Salvia patens ‘Dots Delight’, Salvia patens ‘Oxford’, Salvia uliginosa ‘Ballon Azul’, Salvia uliginosa
  • 5 couvre-sol : Ageratum ‘Ville d’Angers’, Geranium ‘Rozanne’, Heliotropium ‘Villandry’, Laurentia isotoma, Lobelia ‘Palace’
  • 3 grimpantes : Iochroma cyaneum grandiflorum, Plumbago auriculata ‘Caraïbes’, Solanum Rantonetti

Fleurs bleues - Ageratum, Heliotropium ‘Villandry’, Laurentia isotoma, Lobelia ‘Palace’Fleurs bleues : Ageratum, Lobelia ‘Palace’, Laurentia isotoma, Heliotropium ‘Villandry’


Jardin n°11 Le jardin du teinturier

Nous sommes sur le domaine d’un teinturier, c’est un jardin multicolore, évidemment !  La palette de couleurs des végétaux est large, mais plus encore celle des nuances obtenues dans le secret du laboratoire, grâce à toutes ces plantes, ici leur racine, leur écorce, leurs feuilles, leurs  fleurs ou leurs fruits, séchés, broyés et finalement classés : les rouges-garance, les bleus-indigo, les ors-genêt et les autres … Carnets de recettes et échantillons de teintes nous font partager l’art plusieurs fois millénaire des plantes tinctoriales.

Le jardin du teinturier Festival International des Jardins 2015

Quelques plantes tinctoriales présentes dans ce jardin :

Alchemilla mollis, Achillea millefolium, Anthemis tinctoria, Asperula tinctoria, Clerodendron trichotomum, Cosmos sulphureus, Coreopsis verticillata, Cynara scolymus, Eupatorium cannabinum, Fillipendula ulmaria, Helianthus decapetalus ‘Capenoch star’, Helichrysum italicum, Hypericum perforatum, Indigofera gerardiana, Isatis tinctoria, Lawsonia inermis, Mentha longifolia, Mentha piperita, Origanum vulgare, Persicaria tinctoria, Punica granatum, Rhamnus catharticus, Rhumes sanguineus, Rheum palmatum, Rubia tinctoria, Salvia officinalis, Serratula tinctoria, Solidago canadensis, Tanacetum vulgare, Verbascium thapsus.

En complément : http://www.wikiwand.com/fr/Liste_de_plantes_tinctoriales


Jardin n°12 Le jardin perdu

Qu’advient-il du jardin le plus travaillé, le plus civilisé, le jardin de topiaires, quand tout jardinier l’a abandonné ? La collection de plantes taillées devient fantomatique, réduite à quelques armatures, envahie par des sauvageonnes qui prennent d’assaut cet espace.  Ce jardin perdu est peut-être un jardin retrouvé. Illustration poétique de l’éternelle alternative entre nature et culture.

Le jardin perdu Festival International des Jardins 2015

Fougères, joncs, graminées, chardons, ronces et quelques autres sauvageonnes, sous le couvert d’arbres pionniers :

  • Angelica archangelica, Aquilegia caerulea ‘Blue star’, Aruncus dioicus, Asplenium scolopendrium, Carex pendula, Clematis vitalba, Digitalis purpurea, Dryopteris affinis, Epilobium angustifolium ‘Album’, Euphorbia amygdaloides, Filipendula ulmaria, Geranium sanguineum ‘Album’, Humulus lupulus, Juncus effusus, Lythrum salicaria, Onopordon acanthium, Pulmonaria longifolia ‘E. B. Anderson’, Rubus cockburnianus, Selinum wallichianum, Silene dioica, Sycios angulato, Symphytum grandiflorum, Thalictrum delavayi ‘Hewitt’s double’, Verbascum olimpycum, Vernonia fasciculata, Veronicastrum virginicum.
  • Fraxinus excelsior, Populus tremula, Prunus avium, Salix alba

Jardin n°13 Porte-bonheur

Vous cherchez un porte-bonheur, pourquoi pas un trèfle … à quatre feuilles,  comme ceux encadrés dans cette précieuse collection suspendue de trèfles à 4 feuilles sous-verre. Au sol une autre collection, botanique, de vrais trèfles, mais aussi de faux-frères (Oxalis …), elle vous offrira peut-être le trèfle rare qui vous portera bonheur …

Porte-bonheur Festival International des Jardins 2015

Le jardin des trèfles

  • Les vrais trèfles : Trifolium alexandrium, Trifolium angustifolium, Trifolium arvense, Trifolium campestre, Trifolium fragiferum, Trifolium incarnatum, Trifolium montanum, Trifolium ochroleucon, Trifolium pannonicum, Trifolium pannonicum ‘White Tiara’, Trifolium pratense, Trifolium repens, Trifolium repens ‘Purpurascens Quadrifolium’, Trifolium rubens, Trifolium rubens ‘Peach Pink’, Trifolium spumosum
  • Les faux trèfles : Oxalis adenophylla, Oxalis deppei ‘Iron Cross’, Oxalis floribunda, Oxalis triangularis, Oxalis vulcanicola ‘Dark Form’
  • Les graminées : Acorus gramineus ‘Ozon’, Carex oshimensis ‘Everillo’, Miscanthus sinensis ‘Gracilimus’, Pennisetum alopecuroides ‘Hameln’, Stipa tenuifolia
  • Plantes à fleurs : Emerus stenophyllus ‘Bungei’, Gaura lindheimeri, Heuchera ‘Yellow Stone’, Kniphofia ‘Little Maid’, Rudbeckia ‘India Summer’, Rudbeckia ‘Marmelade’

Jardin n°14 La rareté se mange-t-elle ?

Dans ce jardin rare, les plantes sont toutes comestibles, cultivées habituellement pour être consommées, elles se donnent ici aussi à voir. Elles débordent, exubérantes, des cadres installés par l’homme et envahissent l’espace,  exhibant la beauté et la force naturelles de légumes livrés à eux-mêmes.

La rareté se mange-t-elle Festival International des Jardins 2015

Parmi ces trésors du potager

Agastache foeniculum, Allium ampeloprasum, Allium scorodoprasum, Amaranthus gangeticus, Beta vulgaris ‘Red Rhubarb’, Cardiospermum halidacacabum, Chenopodium capitatum, Cucumis sativus ‘Empereur Alexandre’, Cucumis sativus ‘Poona Kheera’, Cucurbita moshata ‘Tromba d’Alenga’, Cucurbita pepo ‘Patisson Blanc’, Cucurbita pepo ‘Pomme d’Or’, Cucurbita pepo ‘Vert pâle de Bennings’, Cyclanthera explodens ‘Naud’, Cynara scolymus ‘Gros vert de Laon’, Dolichos lablab ‘Ruby Moon’, Fagopyrum dibotrys, Helianthus tuberosus, Humulus lupulus, Mentha longifolia ‘Buddleia’, Phaseolus coccineus, Physalis peruviana, Raphanus sativus caudatus, Rheum rhubarbarum, Sanguisorba officinalis ‘Tanna’, Smallanthus sonchifolius, Tragopogon porrifolimum, Trichosanthes cucumerina, Tropaelum tuberosum, Tropaeolum majus.


Jardin n°15 Cabinet de curiosités végétales

Objets rares, protégés et montrés dans des pièces-cabinets qui les mettent individuellement en scène, les curiosités du lieu sont douze espèces de palmier : Brahea nitida, Butia capitata, Chamaerops humilis ‘Cerifera’ & ‘Volcano’, Nannorrhops Iran silver, Phoenix roebelinii, Parajubaea torallyi torallyi, Rhapis excelsa, Syagrus santa catarina, Trachycarpus princep, Trachycarpus wagnerianus, Trithrinax campestris.

Cabinets de curiosités végétales Festival International des Jardins 2015

Brahea dulcis, Sabal minor, Trachycarpus wagnerianus & fortuneiBrahea dulcis, Sabal minor, Trachycarpus wagnerianus & fortunei


Jardin n°16 Le jardin des bougainvilliers

Ce jardin, celui du  Conservatoire des Collections Végétales Spécialisées (CCVS) représenté ici par les Ets Horticoles du Cannebeth, est un hymne à cet arbuste de la famille des Nyctaginacées, appelé en français courant bougainvillée ( au féminin) ou bougainvillier (au masculin), et, en langage scientifique, Bougainvillea buttiana, Bougainvillea glabra ou encore Bougainvillea spectabilis.

Le jardin des bougainvilliers Festival International des Jardins 2015

http://www.cannebeth.fr/nos-productions/les-bougainvillea.html

BougainvilleaMontage réalisé à partir des photos du site www.cannebeth.fr : Bougainvillea Marie blanc, Roma, Parme, Asia, Marie jaune, Wathen, Killie Campbell, Louisa, Marie orange, Sandiego rouge, Amethyst, Panaché, Sandiego orange, Rubiana, Corsaire, Elisabeth Angus.


Jardin n°17 Réflexion d’un collectionneur

Ce jardin est, comme le jardin n°4, un jardin-musée. Les végétaux y poussent en liberté,  les herbes y sont folles, quand au fond apparaîssent plusieurs tableaux accrochés sur un grand mur blanc. Les peintures se révèlent, en s’aprochant, mouvantes, ce sont en fait de grands miroirs qui reflètent le jardin et ses massifs mis habilement en scène.

Réflexion d'un collectionneur Festival International des Jardins 2015

Les herbes, bambous et feuillages colorés (Carex oshimensis ‘Greenwell’, Cineraire maritime ‘Silver Dust’, Panicum virgatum ‘Heiliger Hain’, Ophiopogon nigrescens, Phyllostachys bissetii, Wangenheimia lima ‘Vulcan’), les sedums (Sedum spectabile ‘Herbsfreude’ & ‘Iceberg’, Sedum spurium ‘Schorbuser blut’ & Sedum telephium ‘Purple Emperor’), les succulentes (Agave americana ‘Calamagrostis’, Echeveria secunda ‘Glauca’), les chardons (Cirsium rivulare ‘Atropurpureum’, Echinops ritro ‘Vetch Blue’, Eryngium planum ‘Jade Frost’), les fleurs sauvages – ou presque – des achillées, armoises, fenouils,  et autres modestes (Achillea millefolium ‘Summer pastels’ & ‘White Queen’, Artemisia abrotanum & arborescens ‘Powis Castle’, Erigeron speciosa, Foeniculum vulgare ‘Bronza Form’, Oenothera fruticosa ‘Young’) font place à  quelques fleurs un peu plus précieuses (Aquilegia x ‘Crimson star’ &Krystall’, Dahlia ‘Bishop of Llandaff’, Delphinium belladonna ‘Clivedon Beauty’, Iris germanica ‘Sultan Palace’, Lupinus polyphyllus x ‘Mon Château’) sous l’ombre des Melianthus major et Sambuscus nigra ‘Black Lace’.

Sedums mixSedum spurium ‘Schorbuser blut’, Sedum telephium ‘Purple Emperor’, Sedum spectabile ‘Herbsfreude’ & ‘Iceberg’.

Chardons mixCirsium rivulare ‘Atropurpureum’, Echinops ritro ‘Vetch Blue’, Eryngium planum ‘Jade Frost’


Jardin n°18 La phytothèque

Ce Jardin de l’Ecole Nationale Supérieure de la Nature et du Paysage de Blois s’intéresse à la première approche scientique du monde végétal (prélever, conserver, nommer et classer les essences en famille, genre et espèce) suivie de la découverte, par le botaniste Mendel à la fin du XIXe siècle, des lois de Mendel (qui définissent la manière dont les gènes se transmettent de génération en génération) et, conséquence immédiate, d’une nouvelle opportunité, l’hybridation, qui vient démultiplier les possibilités végétales. Les créations sont bien rangées ici sur les étagères de cette phytothèque.

La phytothèque Festival International des Jardins 2015


Jardin n°19 Le jardin sauvage

C’est une jungle, avec quelque chose de la luxuriance tropicale où les plantes les plus fortes (palmiers, bambous, fougères arborescentes) et les filles de l’air (Aristolochia grandiflora, Campsis grandiflora ‘Blood Red’, Tillandsia) partent à l’assaut de l’espace vertical, tandis que d’autres saturent le sol où elles rampent (Muehlenbeckia complexa). Ce jardin étagé laisse peu passer la lumière, on s’y aventure avec la sensation d’être un explorateur parmi des surprises végétales sans cesse renouvelées.

Le jardin sauvage Festival International des Jardins 2015

Une palette végétale exotique : Alocasia macrorrhizos, Amaranthus ‘Flamingo’, Aristolochia grandiflora, Campsis grandiflora ‘Blood Red’, Canna ‘Tropicanna® Black’, Chamaerops humilis, Colocasia esculenta ‘Black Magic’, Crocosmia ‘Lucifer’, Cyrtomium falcatum, Dicksonia antartica, Ensete ventricosum ‘Maurelii’, Hedychium ‘Assam Orange’, Imperata cylindrical ‘Red Baron’, Indocalamus tessalatus, Ipomoea batatas ‘Blackie’, Lobelia ‘Carnival’, Muehlenbeckia complexa, Paulownia tomentosum, Pennisetum rubrum, Persicaria amplexicaulis ‘Red Dragon’, Phyllostachys edulis, Phyllostachys nigra, Pieris japonica ‘Carnival’, Strobilanthes dyerianus, Tetrapanax ‘Rex’, Thunbergia grandiflora, Tillandsia, Trachycarpus humilis


Jardin n°19′ Silence ! ça mousse

Voici un jardin, ombragé de bambous, à la gloire de végétaux souvent méprisés, voire traqués, les mousses, scientifiquement appelées Bryophytes.  Modestes, de petite taille, archaïques, elles font partie des plus vieilles plantes de la planète (300 millions d’années), elles sont aussi nombreuses et offrent une riche diversité (10 000 espèces au moins). Si certains jardins, essentiellement japonais ou d’inspiration japonaise leur font une place (par exemple, le temple des mousses Koke-dera à Kyoto), en Europe elles sont le plus souvent acceuillies à coup d’anti-mousse. Ici, 3 espaces calmes et feutrés leur sont dédiés, paysages en minuscules, plus ou moins humide ou sec, présentant une palette diversifiée.

Silence, ça moussse Festival International des Jardins 2015

Mousses, planche in Eléments de physiologie végétale et botaniqueMousses, planche extraite de Elémens de physiologie végétale et botanique de C. F. Brisseau-Mirbel (Paris, 1815)

On se retrouve autour d’une mousse

Distichium capillaceum, Fontinalis antipyretica, Hypnum cupressiforme, Lunularia cruciata, Marchantia, Philonotis calcarea, Philonotis fontana, Sphagnum sppDistichium, Fontinalis, Hypnum, Lunularia,                                       Marchantia, Philonotis calcarea & fontana, Sphagnum

Atrichium, Bryum, Campylopus, Dicranum, Grimia, Plagiothecium, Polytrichum, Rhodobryum, Thamnobryum, TortulaAtrichium, Bryum, Campylopus, Dicranum, Grimia,                Plagiothecium, Polytrichum, Rhodobryum, Thamnobryum, Tortula

Les hépatiques et les mousses  : Atrichium capillacea, Bryum capillare, Campylopus introflexus, Dicranum scoparium, Distichium capillaceum, Grimia pulvinata, Lunularia cruciata, Marchantia polymorpha, Plagiothecium undulatum, Polytricum formosum, Rhodobryum roseum, Thamnobryum alopecurum, fontana, et les aquaphiles ou aquatiques Fontinalis antipyretica, Hypnum cupressiforme, Philonotis calcarea, Philonotis fontana, Sphagnum spp,

Et aussi des prêles, lycopodes et fougères : Adiantum chilense, Asplenium sagittata, Equisetum fluviatile, Equisetum sylvaticum, Equisetum telmateia, Gymnocarpium robertianum, Selaginella krausiana, et les fougères aquatiques Azolla filiculoides, Marsillea quadrifolia.


Jardin n°20 La serre des Victorias

Ce jardin, réalisé par les jardiniers du Domaine de Chaumont-sur-Loire, ne doit pas son nom à ces serres emblèmatiques des jardins exotiques anglais de l’époque victorienne (à Kew Gardens à Londres par exemple), mais à un végétal dont une collection est présentée ici : les Victoria amazonica ou nénuphars géants, plantes exigeantes en soleil et chaleur, mais spectaculaires avec leurs feuilles géantes (jusqu’à 3 m de diamètre) en forme de moule à tarte et ces splendides et éphémères fleurs blanches ou roses (deux jours tout au plus).

La serre des Victorias Festival International des Jardins 2015

Victoria amazonica


Jardin n°21 Philéas

Vous êtes chez Philéas, un passionné de plantes, sous la verrière-cabane de jardin, les pots vides attendent les  nouveaux trésors végétaux rapportés par le maître des lieux, les espèces rares sont déjà nombreuses, une superbe collection à voir absolument si vous partagez la passion de Philéas.

Philéas Festival International des Jardins 2015

La palette végétale regroupe : Aralia elata ‘Variegata’, Arbustus thuretiana, Banksia pinifolia, Borinda albocera, Calycanthus raulsonii ‘Hartlage Wine’, Carpinus fangiana, Corockia cotoneaster, Crataegus phaenopyrum, Cryptomeria japonica ‘Lobbi Nana’, Cunninghamia lanceolata ‘Araucaroides’, Dipelta floribunda, Franklinia alatamaha, Fraxinus excelsior ‘Crispa’, Heptacodium jasminoides, Kalopanax septemlobus ‘Maximowiczii’, Magnolia grandiflora ‘Variegata’, Nothofagus nitida, Paeonia lutea, Parrotia persica ‘Pendula’, Pseudopanax crassifolius, Pseudopanax ferox, Pterostyrax psilophyllus, Schefflera rhododendrifolia, Sorbus pygmaea, Sorbus wardii, Stewartia pseudocamellia, Weigelia florida ‘Caricature’, Wollemia nobilis, Xanthoxylum piperitum ‘Purple Leaves’, Ziziphus jujuba ‘lang’.


Jardin n°22 Cuisine africaine

« Ce jardin présente une collection de plantes issues du Bushveld de l’est de l’Afrique qui s’utilisent et jouent un rôle essentiel dans la vie quotidienne. En Afrique, on aime partager les événements ensemble autour de mets copieux et en chanson, et le grand symbole africain de la sagesse, le Baobab, est un point de rassemblement sous lequel prennent place ces fêtes ou ces repas. Les masques colorés représentent les habitants des différents villages qui convergent, ensemble, en direction du grand Baobab pour prendre part aux festivités et danser. Il n’y a véritablement rien de tel que l’Afrique… » Léon Kluge, concepteur de ce jardin,  paysagiste d’Afrique du sud.

Cuisine africaine Festival International des Jardins 2015

 

Les végétaux présents sont essentiellement des succulentes et des graminées ensoleillées par les couleurs de l’oiseau de feu : Aloe marlothii, Aloe peglerae, Aloe thraskii, Carex buchananii, Carex comans ‘Frosted Curis’, Carex flagellifera, Cotyledon orbiculata, Stipa arundinacea ‘Sirrocco’, Stipa tenuissima, Strelitzia reginae.

Aloe arlothii, A. thraskii, Cotyledon orbiculata, Strelicia reginaeAloe marlothii, A. thraskii, Cotyledon orbiculata, Strelicia reginae

 


Jardin n°23 L’ivresse des elfes

Jardin-promenade, inspiré par les paysages écossais, où les conifères, leurs écorces, leurs aiguilles ou leurs écailles, leurs cônes, leurs silhouettes, leurs couleurs, toute leur diversité, sont mis à l’honneur dans un univers très vert, animé du jeu mouvant des graminées. Jardin responsable aussi où les végétaux sont solides et peu exigeants.
L'ivresse des elfes Festival International des Jardins 2015

Conifères : Abies koreana Blauer Eskimo, Abies koreana Oberon, Chamaecyparis obtusa Gitte, Cupressus dupreziana, Picea abies Clabrassiliana, Picea omorika Treblitzsch, Pinus bungeana, Pinus densiflora Tanyosho Compacta, Pinus montzezumae Sheffield Park, Pinus mugo Kissen, Pinus parviflora Beran, Pinus strobus Green Twist, Pinus uncinata Kladska, Podocarpus lawrencei Red Tip, Sciadopitys verticillata Sternschnuppe, Sequoia sempervirens Adpressa, Taxus media Strait Hedge, Tsuga canadensis Minuta, Wollemia nobilis.

Joncs et graminées : Elymus arenarius Glaucus, Festuca glauca Azurit, Miscanthus sinensis Gracillimus, Pennisetum alopecuoides Gelbstiehl, Poa labillardieri, Spartium junceum, Stipa gigantea. Plantes à fleurs : Cephalaria gigantea, Kniphofia Green Jade, Iris b-n Bingo, Sanguisorba officinalis Tanna.


Jardin n°24 Le collectionneur de l’ombre

« Sur le tarmac d’un aéroport, des caisses en provenance des quatre coins de la planète, considérées comme objets perdus, ont été stockées sur de grandes étagères par le personnel. » 250 fougères botaniques s’en sont échappées et ont pris possession de cet univers ombré où les effets de la lumière créent des jeux de clair-obscur.

Le collectionneur de l'ombre Festival International des Jardins 2015

Parmi ces fougères : Achrosticum aureum, Adiantum hispidulum, Aglaomorpha coronans, Angiopteris evecta, Asplenium bulbiferum, Blechnum tabulare, Blotiella pubescens, Coniogramme japonica, Cyathea cooperi, Cyclosorus dentatus, Cyrtomidictyum lepidocaulon, Davallia canariensis, Dennstaedtia davallioides, Dicksonia antartica, Diplazium australe, Dryopteris championii, Macrothelypteris torresiana, Phlebodium aureum, Platycerium bifurcatum, Polypodium formosanum, Polystichum aculeatum, Pteris quadriaurita, Thelypteris kunthii, Woodwardia fimbriata. Et quelques plantes qui apprécient l’ambiance-marécage : Alocasia macrorrhiza, Equisetum hiemal, Gunera manicata, Menyanthes trifoliata, Miscanthus giganteus, Thalia dealbata.

Vous avez dit fougères ?

Azolla pinnata, Marsilea quadrifolia, Salvinia natansFougères aquatiques ‘mini’ : Azolla pinnata, Marsilea quadrifolia, Salvinia natans

Microsorium pteropus, Onoclea sensibilis, Thelypteris palustrisFougères aquatiques ou de berge : Microsorium pteropus, Onoclea sensibilis, Thelypteris palustris

Angiopteris evecta, Cibotium menziesii, Cyathea glauca, Dicksonia antarcticaFougères géantes & arborescentes : Angiopteris evecta, Cibotium menziesii, Cyathea glauca, Dicksonia antarctica

Adiantum hispidulum, Asplenium scolopendrium americanum, Athyrium filix-femina, Dryopteris filix-masFougères d’ici et d’ailleurs : Adiantum hispidulum, Asplenium scolopendrium americanum, Athyrium filix-femina, Dryopteris filix-mas

Adiantum hispidulum, Cyrtomium falcatum, Davallia canariensis, Pteris quadriauritaFougères de toutes les couleurs : Adiantum hispidulum, Cyrtomium falcatum, Davallia canariensis, Pteris quadriaurita

Un site de passionné de fougères : http://fernatic.free.fr/presentation.html




Vous pouvez consulter et/ou télécharger le supplément spécial de La nouvelle république : Festival International des Jardins Chaumont 2015

Vous pouvez trouver aussi d’autres informations sur les pages : https://www.facebook.com/Domaine-de-Chaumont-sur-Loire- & https://twitter.com/chaumont_loire & 2 vidéos parmi d’autres, celle de France 3 https://www.youtube.com/watch?v=EE8jUCS1E5c & celle de Silence, ça pousse https://www.facebook.com/398848160166435/videos/1034791726572072/?fref=nf

Des photos (de qualité et libres de droit de surcroit) sur https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Festival_des_Jardins_de_Chaumont-sur-Loire

Dernier ajout, vous pouvez lire les résultats du concours : http://france3-regions.francetvinfo.fr/centre/loir-et-cher/festival-des-jardins-de-chaumont-les-laureats-763260.html

Auprès de mon arbre

 

Les arbres remarquables

Un arbre remarquable est un arbre qui par son port, sa taille, sa situation géographique ou son âge suscite un intérêt particulier.

Chêne pédonculé Hénanbihen

Une association, A.R.B.R.E.S, se consacrent entièrement à ces arbres remarquables : http://www.arbres.org/actualite.html.

Isolé sur une grande pelouse ou intégré dans un massif, tout arbre a un impact conséquent sur l’aménagement de l’espace. Il lui faut du temps et une place adaptée à sa taille pour exprimer toutes ses qualités et devenir votre arbre remarquable. Son feuillage, sa floraison, son écorce, son port font son charme et celui du jardin et de ce fait il doit être choisi de manière très réfléchie, voici quelques idées pour bien le faire.


Quelques exemples d’arbres caducs

♥ pour petit espace ♥ pour espace moyen ♥ pour grand espace

  • Acer conspicuum ‘Red Flamingo’ (Erable à peau de serpent)

Les Acer forment un genre appartenant à la famille des Sapindacées. Parmi eux, de nombreux arbres très décoratifs, souvent de taille moyenne, pouvant donc être plantés dans de petits jardins. L’Acer conspicuum ‘Red Flamingo’ a un charme particulier : son feuillage rose panaché de vert au printemps, devient vert éclaboussé de crème en été, puis vert et orangé à l’automne et en hiver ses rameaux rouge veiné de blanc sont très attractifs.

H x L=4 x 4 m. Arbre caduc.

Acer conspicuum 'Red Flamingo'

Acer griseum (Erable à écorce de papier)

L’Acer griseum est un arbre aux intérêts multiples et changeants au fil des saisons : il cumule un feuillage très gracieux d’un vert lumineux prenant des teintes rouges orangées en automne avec un port léger et arrondi et une écorce brun cannelle s’exfoliant avec l’âge mise en valeur l’hiver sur le bois nu.

H x L=10 x 10m. Arbre caduc.

Acer griseum - Stangalar à Brest - Juillet 2014


Acer japonicum et acer palmatum (Erable japonais)

Les Acer japonicum sont de petits arbres très proches des Acer palmatum avec lesquels ils s’hybrident facilement pour offrir une multitudes de cultivars, recherchés pour les couleurs rares que prend leur feuillage au printemps et/ou en automne. Certaines variétés sont également remarquables par leurs fleurs et/ou leurs fruits, les samares. Les érables  apprécient en majorité les endroits mi-ombragés, mais certains se plaisent au soleil. Tous affectionnent les sols acides et sont caducs.

La plupart sont parfaits pour de petits jardins, mais quelque uns  peuvent atteindre plus de 10 m.

Kerdalo - Acer Bloodgood, A. AtropurpureumAcer palmatum ‘Bloodgood’ &  A. palmatum ‘Atropurpureum’ – Jardins de Kerdalo (22) – Août 2015

L’Acer japonicum ‘Aconitifolium’ au port évasé, avec des grands rameaux souples, atteint 4 m. Il jouit d’un feuillage très découpé, vert tendre au printemps, puis vert soutenu en été, qui vire en automne à l’orange, puis rouge vif-cramoisi et même brun, s’il est bien exposé au soleil. Ses inflorescences colorées sont très décoratives. Il ne craint que le calcaire.

Acer japonicum 'Aconitifolium'

L’Acer japonicum ‘Green cascad’ a reçu une « Recommandation Courson mai 2002 » pour ses qualités nombreuses : un port élancé et retombant telle une cascade, un remarquable feuillage découpé, jaune à vert tendre au printemps, vert pomme en été,  jaune-orange à rouge cramoisi en automne. Il atteint adulte une hauteur de 3 m.

Acer-japonicum-Green-cascade

L’Acer japonicum ‘Shaina’ possède un port étalé, une taille réduite (2 m × 2,5 m), il a des feuilles rosé-pourpre au printemps, qui prennent des reflets brun-violacé en été, puis virent au rouge vif en automne qui supportent bien le soleil.

Acer japonicum Shaina

L’Acer japonicum ‘Vitifolium’ atteint 5 à 7 m de haut, il possède une très large feuille vert tendre au printemps, vert foncé en été et une coloration rouge cramoisi en automne,  il se plait au soleil et résiste bien à la sécheresse .

 Acer vitifolium


  • Albizia julibrissin (Arbre de soie ou arbre à soie)

Ce petit arbre au port étalé possède de longues feuilles découpées d’un beau vert profond évoquant la fougère et une floraison remarquable, à partir de juin. Les fleurs plumeuses sont le plus souvent roses et donnent des gousses en automne. Adapté au climat océanique, il tolère aussi bien la sécheresse que les embruns et les sols salés et ne craint que les gels sévères (rustique jusqu’à -6 °C). Sa croissance est assez lente (2 m de haut à 4-5 ans).

H x L= 6 x 5 m (jusqu’à 12 x 10 m exceptionnellement). Caduc.

Albizia julibrissin


  • Catalpa bignonioides (Arbre aux haricots)

Le genre Catalpa appartient à la famille des Bignoniacées et compte une dizaine d’espèces provenant d’Amérique du Nord et d’Asie. Les Catalpa bignonioides sont des arbres à croissance rapide allant de 3 m (Catalpa bignonioides ‘Nana’) à 15 m de hauteur (Catalpa x erubescens ‘Purpurea’) selon les variétés, avec un port arrondi ou plus étalé. Leurs grandes feuilles en forme de cœur en font un arbre d’ombrage très élégant. Ils fleurissent en été en grandes grappes spectaculaires de fleurs blanches tachées de pourpre et de jaune suivies en automne de  longues gousses (20 cm et plus de long) longtemps pendantes. Le catalpa est ainsi très ornemental du printemps à l’automne.

H x L= de 3 à 15 m selon les cultivars. Caduc.

Catalpa bignonioides


Cedrela sinensis ‘Flamingo’

Sa forme érigée souvent irrégulière et ses couleurs changeantes en font un arbre magnifique. Les feuilles aux longs folioles ovales, passent du rose saumon au printemps, au jaune et vert brillant en été, puis à l’automne, se colorent de jaune orangé. Son écorce crevassée le rend intéressant en toute saison. La floraison estivale en grappes blanches n’apparait que sur les vieux sujets.

H x L = 15 x 5m. Caduc.

Cedrela sinensis


  • Cercidiphyllum japonicum (Arbre caramel)

Cet arbre originaire du Japon a des feuilles arrondies en forme de cœur, jeunes elles sont rose pourpré, puis elles prennent en été un ton vert à reflet bleuté, et deviennent jaunes, oranges et pourpres en automne. Elles ont alors un parfum de caramel ou de pain d’épice caractéristique. Les rameaux de l’année teintés de rouge et l’écorce, brun foncé, qui s’exfolie en lambeaux avec le temps sont tout aussi  décoratifs. Petites fleurs rouges sur les seuls sujets mâles, petits fruits sur les femelles uniquement. Eviter les sols trop secs ou trop calcaires.

♥ H = 8-10 m. Cercidiphyllum japonicum ‘Pendulum’ est plus petit (4-5 m), il bénéficie aussi d’un port pleureur original.

Cercidiphyllum japonicum


  • Cercis canadensis  Forest Pansy(Arbre de Judée)

C’est un petit arbre au port étalé et gracieux. Sa floraison printanière, de couleur rouge, a lieu avant l’apparition des feuilles. Le feuillage est spectaculaire : en forme de cœur, d’un rouge pourpre foncé au printemps il prend des tons contrastés de vert, d’orange  et de rose vif à l’automne.

H x L = 3/5 m x 2/3 m. Caduc. Il existe aussi un cercis pleureur et nain (2 m adulte) : Cercis canadensis ‘Ruby Falls’.

Cercis canadensis


  • Chitalpa taschkentensis

Né du croisement entre le Catalpa bignonioides et le Chilopsis linearis, ce petit arbre, à croissance rapide, peut être conduit sur tige ou former une cépée pour un port buissonnant. Les feuilles linéaires sont vert olive.  Les fleurs en trompette rose sont nombreuses dès la fin du printemps et une grande partie de l’été et il refleurit, s’il a eu assez de chaleur, de l’automne aux gelées. Le feuillage automnal se pare de pourpre.

H x L=7-8 x 3-4m. Caduc.

Chitalpa taschkentensis


  • Cladrastis theraustos (Virgilier)

Le virgilier, originaire de Californie, est un arbre très rustique, mais aux rameaux cassants. Sa floraison estivale, en longues grappes pendantes de fleurs blanches au parfum vanillé, rappelle celle des glycines auquel il est apparenté. Les fleurs sont suivies par des gousses brunes. Les feuilles, vert tendre au printemps, virent au jaune orangé en automne.

H x L = 5-8 x 5-8 m. Arbre caduc.

Cladrastis theraustos


 • Cornus controversa ‘Variegata’ (Cornouiller discuté panaché)

Un port pyramidal et des rameaux étagés dont les feuilles panachées claires et lumineuses font merveille au jardin. Une discrète floraison estivale en cymes aplaties de petites fleurs étoilées blanches précède une fructification de petites baies bleu-noir et une belle coloration automnale.

H x L = 7 x 5 m. Caduc.

Cornus controversa variegata - JdP Nantes 2015


Cornus controversa ‘Pagoda’ (Cornouiller discuté ‘pagode’)

Un port particulièrement étagé caractérise ce grand cornouiller, par ailleurs très florifère.

H x L = 10 x 10m. Caduc.

Cornus controversa ‘Pagoda’ - Le Grand Launay 2015


 • Cornus florida ‘Eddie’s White Wonder’

Une floraison généreuse de fleurs blanc pur en mai-juin est suivie de petits fruits rouges. Le feuillage automnal est remarquable par la vivacité de ses rouges flamboyants.

H x L = 6 x 5m. Caduc.

Cornus florida ‘Eddie’s White Wonder’


Davidia involucrata (Arbre aux mouchoirs)

Arbre de la famille des Nyssacées, il possède naturellement une cime arrondie, mais peut aussi être conduit en cépée. Ses grandes feuilles en forme de cœur à revers clair pouvant faire penser à celles d’un tilleul et une curieuse floraison comparée à des mouchoirs blancs au mois de mai  suivie par des fruits violets en forme de petites poires en font un arbre remarqué.

H = 8/15 m. Arbre caduc.

Davidia involucrata


  • Ginkgo biloba (arbre aux 40 écus)

Dernier représentant de l’archaïque famille des Ginkgoacées (190 millions d’années),  ce grand arbre (sauf ‘Mariken’) est décoratif par ses feuilles d’une forme lobée en éventail très originale et les superbes teintes dorées de son feuillage automnal. Très facile à cultiver, le ginkgo présente une résistance exceptionnelle au temps, aux parasites et à la pollution. Il existe des sujets mâles et d’autres femelles dont les ‘fruits’ – à l’odeur forte – peuvent être gênants, c’est pourquoi les cultivars commercialisés sont généralement mâles : ‘Autumn Gold’ est doré dès août, ‘Latifolia’ a des feuilles plus larges, ‘Mariken’ est une version très naine tout à fait adaptée à de très petits jardins, ‘Pendula’ a un port retombant.

H x L = 15 x 10m ( ‘Mariken’ = 2.5 x 2.5 m). Caduc.

Ginkgo biloba


  • Gleditsia triacanthos (févier d’Amérique)

C’est un arbre étalé au port léger, rustique et facile, au feuillage composé élégant. Son appartenance aux Fabacées  (ex Légumineuses) explique qu’il produise de grandes et grosses  gousses acajou sombre, très décoratives à la pulpe sucrée. Il porte aussi le plus souvent de longues épines comme ‘Elegantissima’, qui est le plus petit et compact et ‘Emerald Cascade’ qui a un port pleureur, mais ‘Rubylace’, ‘Sunburst’ et ‘Skyline’ aux  feuillages colorés (respectivement rouge puis vert, jaune puis vert clair, vert puis doré), n’ont pas d’épines (… mais pas de gousses , non plus); ‘Shademaster’ possède un beau feuillage sombre,  peu d’épines et peu de gousses.

H x L=5-10 x 4-8 m. Caduc.

Gleditsia triacanthos Sunburst


  • Halesia carolina et monticola

Le genre Halesia appartient à la famille des Styracacées, il compte 5 espèces originaires du sud-est de l’Amérique du Nord qui apprécient toutes une atmosphère humide et ombragée. Sur Halesia carolina, des grappes de fleurs blanches en clochettes éclosent en mai avant les feuilles. Le feuillage vert foncé en été prend en automne des couleurs jaunes. L’écorce squameuse brun pâle se détache par plaques et rend l’arbre attractif même en hiver.

H x L = 8 x 10 m.  Caduc.


Halesia carolina et monticola


  • Heptacodium miconioides

De la famille des Caprifoliacées, ce petit arbre  chinois a une longue et élégante floraison parfumée, avec de nombreuses fleurs étoilées blanches puis roses, et enfin rouges de la fin de l’été aux gelées. Son écorce remarquable, lisse d’un brun orangé, s’exfoliant, le rend aussi intéressant en hiver. Il pousse partout (sauf en terre trop calcaire),  supporte le vent, le soleil comme l’ombre douce.

H x L = 4 x 4 m. Caduc.

Heptacodium miconioides


  • Jacaranda mimosifolia (Flamboyant bleu)

Le genre Jacaranda appartient à la famille des Bignoniacées et comprend environ 50 espèces originaires d’Amérique du Sud. Les feuilles composées ont l’aspect d’une fronde de fougère. De mai à juillet, l’arbre se couvre de panicules de fleurs mauves (il existe aussi une variété à fleurs blanches), suivies de fruits en cosse plate beige. La rusticité, de l’ordre de -5 à -7 °C, l’autorise dans la plupart des jardins bretons et du littoral océanique … s’ils sont assez grands pour accueillir cet arbre d’envergure.

H x L= 15-20 x 12 m. Caduc.

Jacaranda mimosifolia


  • Kalopanax septemlobus maximowiczii

Grand arbre d’origine asiatique, de la famille des Araliacées (comme les lierres et l’aralia – ou Fatsia japonica – ) de croissance lente, il a un port colonnaire s’élargissant ensuite, intéressant par ses grandes feuilles lobées (entre celles de l’érable et du maronnier) qui prennent une belle couleur automnale dorée, une floraison de fin d’été en panicules d’un beau crème, suivie de baies bleutées présentes jusqu’en décembre. Présence d’épines (si elles sont gênantes, préférer la variété magnificus qui n’en a pas ou peu). Les jeunes feuilles sont comestibles après cuisson. Assez rare en Europe, c’est pourtant une plante très rustique et peu exigeante.

H = 15-30 m. Caduc.

Kalopanax septemlobus maximowiczii mix


  • Koelreuteria paniculata (savonnier)

Petit arbre d’origine asiatique, de la famille des Sapindacées (famille des plantes à saponine ou ‘savon’), son port est largement étalé, avec des branches tortueuses, l’écorce brune à fines fissures orangées est décorative,  l’élégant feuillage est composé, la floraison estivale en panicules jaune vif est suivie d’une fructification intéressante de capsules en forme de vessies ou lampions verts, puis roux et cuivrés.  Le feuillage automnal est plein de nuances de doré à roux. Très rustique, de croissance lente, il demande peu d’entretien.

H = 6-10 m. Caduc.

Koelreuteria paniculata mix


  • Liquidambar styraciflua (copalme d’Amérique)

Cet arbre de la famille des Hamamélidacées possède un port élancé s’arrondissant avec l’âge, s’il atteint 45 m de haut dans son habitat naturel, il dépasse rarement les 20 m en culture et il existe des cultivars de dimensions réduites adaptés à de petits jardins. Les feuilles d’un vert brillant, finement dentées, présentent 5 ou 7 lobes et ressemblent à celles des érables,  mais leur disposition est alterne (l’érable a des feuilles opposées), elles dégagent une odeur de térébenthine et prennent en automne des couleurs flamboyantes. Très rustique, il ne demande que peu d’entretien.

H x L= de 4 à 20 m selon les cultivars. Caduc. ‘Albomarginata’ ne dépasse pas 8 m et a des feuilles vert gris marginées de crème devenant rouge rosé à l’automne, ‘Golden Sun’ (4 par 2 m à 10 ans) a un feuillage jaune au printemps, vert en été et pourpre à jaune en automne, ‘Rotundiloba’ (4 par 2 m à 10 ans) a des feuilles à lobes arrondis, vert foncé vernissé, puis orangé à bordeaux en automne, ‘Slender Silhouette’ a un port colonnaire de 10 m de haut pour 1 à 2 m de diamètre, ‘Stella’ a des feuilles étoilées, ‘Thea’ devient pourpre violacé à l’automne ; Liquidambar orientalis, originaire de Turquie, est un arbre de plus petite taille, tout aussi coloré à l’automne.

Liquidambar styraciflua

Liquidambar styraciflua Albomarginata, Rotondiloba, StellaLiquidambar styraciflua Albomarginata, Rotondiloba, Stella.


  • Liriodendron tulipifera (Tulipier de Virginie)

 Grand arbre majestueux, à croissance rapide, de la famille des Magnoliacées, le tulipier de Virginie est originaire de l’est des États-Unis. Le long tronc droit porte une couronne étroite s’étalant avec l’âge. Les feuilles d’un vert clair aux lobes caractéristiques et les grosses fleurs en coupe jaune et parfumée sont également originaux. En automne, le feuillage prend une magnifique teinte dorée.

H x L = 25 x 15 m.  A réserver aux espaces assez grands, sauf à choisir certains cultivars de dimensions réduites ( ‘Fastigiatum’, syn. ‘Arnold’ au port colonnaire et ‘Aureomarginatum’ aux feuilles marginées d’or pour jardins de taille moyenne et ‘Edward Gursztyn’ variété naine ne dépassant pas 2 m à 10 ans). Caduc.

Liriodendron tulipifera - Nantes JdP 2015


  • Metasequoia glyptostroboïdes ‘Gold Rush’ (Cyprès chinois des marais)

Ce Metasequoia est un grand arbre qui présente un feuillage très fin d’un jaune doré lumineux prenant de très belles colorations automnales et un port conique et étroit qui en font un arbre de choix.

H x L = 15 x 5m. Arbre caduc.

Metasequoia glyptostroboides Gold Rush


  • Paulownia tomentosa (Arbre impérial)

Le genre Paulownia appartient à la famille des Scrophulariacées et comprend 17 espèces d’arbres caducs originaires du sud et de l’est de l’Asie. Cet arbre, de croissance rapide, a une large cime arrondie et de grandes feuilles en forme de cœur virant au jaune à l’automne. Les branches sombres et tortueuses s’ornent dès l’automne des boutons floraux présents tout l’hiver mais craignant le gel (ce qui en fait un arbre à installer dans un espace suffisamment abrité). La floraison précède, fin avril-début mai, la feuillaison ; les fleurs, rappelant celles des digitales, violet clair et parfumées, forment des grappes dressées de 25 cm. Les fruits, de grosses capsules de couleur beige, persistent tout l’hiver.

H x L = 10-15 x 10-15m. Arbre caduc.

Paulownia tomentosa


  • Sophora japonica

De la famille des Fabacées, le Sophora est originaire de Chine, c’est un grand arbre au port arrondi et irrégulier, qui s’élargit en vieillissant, sa croissance est assez rapide. Son feuillage composé léger rappelle celui du robinier faux-acacia, mais il est sans épines, sa floraison en panicule crème de fleurs odorantes est suivie par une fructification en chapelet de gousses. Exige le plein soleil, il ne fleurit que s’il a eu assez chaud ; il supporte le calcaire, mais pas les sols acides.

H x L = 20-25 x 10 m. Sophora japonica ‘Dot’ est un cultivar nain (3 x 3 m) au feuillage crispé et ramure tortueuse originaux ;  Sophora japonica ‘Pendula’ a un élégant port pleureur et une taille modeste (7 x 4 m). Caduc.

Sophora japonica


  • Tetradium daniellii (arbre à miel)

Ce petit arbre de la famille des Rutacées (comme les agrumes), est originaire des montagnes chinoises où son usage médicinal est réputé, très rustique, à croissance rapide (mais vie assez courte). Un feuillage aromatique vernissé à revers velouté, une floraison odorante et mellifère en panicules crème et des petits fruits rouges décoratifs en font un bel arbre d’ombrage …

H x L=12 x 4 m. Caduc.

Tetradium daniellii(21/09/2013, Kew Gardens, London © Davis Landscape Architecture, London, UK – http://www.davisla.com)


En choix supplémentaire, 4 formes d’arbres sont possibles (pour les espèces qui supportent la taille) :

Les baliveaux et cépées, branchus depuis la base, n’ont jamais subi de taille et présentent la forme naturelle de l’arbre.
Les demi-tiges et tiges,  ont subi des tailles de formation qui ont supprimé les branches basses, leur forme est à entretenir durant les premières années de végétation de l’arbre.
Les plateaux correspondent à des tiges de minimum 2 m de haut, dont le houppier a supporté une taille supplémentaire permettant de le réduire.
Les rideaux sont obtenus à partir d’une taille de formation donnant des écrans étroits, très utiles en cas de manque de place.

Le Roman de la rose

Rosier : Arbrisseau sauvage ou cultivé, dont les tiges sarmenteuses et épineuses portent des feuilles dentées et des fleurs estivales odorantes, les roses, colorées de diverses nuances du blanc pur au pourpre foncé, ainsi  que de tous les jaunes. L‘espèce type de Rosa cinnamomea porte une fleur à calice ovale ou arrondi, corolle de cinq pétales roses, avec de nombreuses étamines ; les variétés ou cultivars se caractérisent avant tout par la multiplication de leurs pétales imbriqués. Les types de rosiers sont nombreux : rosier sauvage, des jardins, géant, nain, grimpant, couvre-sol, remontant ; rosier du Bengale, d’Iran, de Damas, de Syrie, de Provins … et d’ailleurs.

Famille : Rosacées
Genre : Rosa
Espèces : Le genre Rosa est décrit pour la première fois par Linné dans Species Plantarum, publié à Stockholm en 1753. L’espèce type décrite est Rosa cinnamomea L. On compte de 100 à 200 espèces  de rosiers sauvages ou botaniques (dont l’églantier) s’hybridant facilement ; les variétés sont innombrables, on estime à plus de 3 000 le nombre de cultivars disponibles actuellement dans le monde. Une espèce botanique est une plante qui provient du milieu naturel sans intervention humaine. Un cultivar est une plante obtenue en culture, généralement par sélection.


Floraison : de mai aux gelées
Port : divers (grimpant, rampant, buissons, etc..)
Hauteur : de 0,25 m jusqu’à 8 m
Diamètre : de 0,25 m jusqu’à 8 m
Sol : riche, profond, pas trop acide
Besoin en eau : modéré (arrosage en été si très sec)
Exposition : soleil à ombre légère
Rusticité : très rustique.

Rosa alba L. 2Rosa alpina 2Illustration_Rosa_canina1 Illustration_Rosa_pimpinellifolia0Rosa gallica L. 2Rosa centifolia muscosa


Étymologie et origines

Le mot rosier est attesté depuis 1165. Le mot rose, qui le précède en français, daté de 1140, est emprunté au latin rosa, rosae qui désignait aussi bien la fleur que le rosier. Ce terme est apparenté au grec ancien rhodon et au persan rose ou warda. La rose est l’une des très rares fleurs ayant un nom dédié, différent du nom de la plante elle-même. Rosarium, subst. masc., synonyme de roseraie, subst. fém., désigne un endroit réservé à la culture des rosiers.  Rosiériste, subst. masc., désigne un horticulteur spécialisé dans la culture des rosiers. Un spécialiste des roses est un rhodologue. La couleur rose et tous les termes qui s’y rattachent font référence à la couleur de la fleur, couleur rouge clair, à l’origine (1165). Des qualités particulières sont associées au rose : de la bibliothèque rose au téléphone rose ... Une rosette est une décoration dont la forme évoque celle d’une rose, elle peut être prestigieuse, portée à la boutonnière par les dignitaires de certains ordres civils ou militaires. Les rosières, jeunes filles vertueuses, doivent ce nom à la couronne de fleurs qu’on leur remettait. Rosée, par contre, n’est pas apparenté, il dérive du latin ros, roris, à relier au grec drosos issu d’une autre racine indo-européenne. La rose n’est pas que botanique : rose des sables, rose des vents et rosaces en attestent. Le mot rose fait partie de plusieurs expressions : frais comme une rose, envoyer quelqu’un sur les roses, sentir la rose – ou pas -, découvrir le pot aux roses, histoire à l’eau de rose, perdre sa rose, voir la vie en rose.  Plusieurs proverbes évoquent la rose, comme : Il n’est point de si belle rose qui ne devienne gratte-cul – Il n’y a pas de roses sans épines – Le chardon gagne à fréquenter la rose. Et n’oublions pas que si les petits garçons naissent dans les choux, les petites filles naissent dans les roses …

Les garçons naissent dans les choux

Les rosiers sont originaires des régions tempérées et subtropicales de l’hémisphère nord : Europe, pourtour méditerranéen et Extrême-Orient principalement, mais aussi Amérique du nord. Des fossiles ont été datés d’environ 40 millions d’années. Les rosiers botaniques connaissent aujourd’hui un succès nouveau auprès des amateurs de roses.
La culture des roses est attestée en Chine et en Perse depuis 5 000 ans et en Grèce depuis l’âge du bronze. C’est 20 rosiers que Pline l’Ancien décrit  dans son Histoire naturelle : la rose d’Alabande semble être Rosa x alba (ci-dessous 1) et celle de Campanie Rosa x alba semiplena (2), la rose de Tachys Rosa damascena (3), la rose rouge de Muet une variété de Rosa gallica, comme la rose de Pangée, la rose de Proeneste Rosa gallica versicolor (4), la rose de Spinolea Rosa pimpinellifolia myriacantha  (5) et celle d’automne Rosa sempervirens (6). A Rome, on fait sécher les pétales de Rosa gallica officinalis pour en décorer et parfumer les habitations et on en tire une essence de rose si utilisée, qu’il faut l’ importer en quantité des rives méridionales de l’Empire.
Roses antiques mix (1)Au Moyen Âge, la rose est associée au Paradis et à la Vierge (Rose mystique), tous les couvents en cultivaient pour le culte, mais aussi pour la pharmacopée ; au VIIIe siècle, Charlemagne, dans le Capitulaire De Villis, cite les rosiers parmi les plantes à cultiver. Au XIIe siècle, Albert le Grand décrit 4 rosiers cultivés alors, Rosa arvensis, Rosa canina (ou églantier), Rosa rubiginosa  et Rosa x alba. Les croisés y ajoutent les rosiers galliques issus de Rosa gallica officinalis, rapportée d’Orient et qui est depuis lors cultivée à Provins, d’où son nom de rose de Provins (c’est en Angleterre la rose rouge des Lancastre), puis les rosiers de Damas précoces, Rosa damascena (hybrides de Rosa gallica x Rosa phoenicia) et tardifs, Rosa damascena semperflorens (hybrides de Rosa qallica x Rosa moschata).

Fin XVIe siècle, une rose jaune, Rosa foetida (ci-dessous 1) est importée de Perse en Europe, et les conquistadors trouvent en Amérique du Nord Rosa virginania (2), Rosa carolina (3) et Rosa setigera. Au XVlle siècle, une mutation spontanée ou une hybridation naturelle de Rosa gallica fait apparaître les roses à cent feuilles, Rosa centifolia (4), dont une autre mutation, stérile, donne au XVIIIe siècle les rosiers mousseux, Rosa × centifolia forma muscosa (5). Fin XVIII, on ne connait en Europe et sur le pourtour méditerranéen qu’une trentaine d’espèces. En 1781,  en Europe, arrive la Rosa chinensis ‘Old blush’ (6), puis sa forme rouge ‘Bengal rose’, qui ne sont pas des rosiers  botaniques, mais des plantes cultivées et sélectionnées depuis longtemps en Chine, à partir de Rosa chinensis ou d’hybrides comme Rosa x odorata (Rosa chinensis x Rosa odorata nothovar gigantea), ces rosiers sont très parfumés et fortement remontants. En 1824, les européens découvrent une Rosa chinensis jaune ‘Park’s Yellow Tea-scented China’.

Roses anciennes mixLa duchesse de Portland obtient les premiers croisements entre rosiers européens et rosier de Chine rouge : les rosiers Portland sont nés. En Louisiane, le croisement d’un rosier musqué et d’un rosier de Chine donné par Louis Claude Noisette est à l’origine des rosiers Noisette (‘Blush Noisette’, ‘Madame Alfred Carrière’). Et à La Réunion le croisement du Rosa chinensis ‘Old blush’ et d’une rose de Damas tardive ‘Quatre Saisons’ signe l’arrivée des rosiers Bourbon, ‘Zéphirine Drouhin’ et ‘Souvenir de la Malmaison’. Les rosiers Thé sont des hybrides de Rosa x odorata et de ces rosiers Bourbon ou Noisette : ‘Adam’, obtenu en 1833, serait le premier. A la Malmaison, Joséphine de Beauharnais rassemble, dans sa roseraie, jusqu’en 1814, plus de 242 cultivars dont 167 roses galliques, des moschata, des damascena, mais aussi des chinensis et quelques nouvelles espèces.   Parmi ces roses anciennes, sont encore cultivées des roses galliquesRosa gallica surtout ‘Officinalis’ et ‘Cardinal de Richelieu’ (ci-dessous 1) – , des roses à cent feuillesRosa centifolia dont ‘Pompon de Meaux’ rose et ‘Pompon de Bourgogne’ rouge (2) – , des rosiers de DamasRosa damascena dont rose de Puteaux et rose de Recht (3) – , des rosiers mousseuxRosa × centifolia forma muscosa comme ‘Salet’ ou ‘Mousseline’ – , quelques rosiers de Portland comme ‘Duchesse de Portland’ (4) et ‘Jacques Cartier’, quelques roses Bourbon, ‘Louise Odier’ et ‘Souvenir de la Malmaison’ (5), des Noisettes et Thé-Noisette, surtout ‘Gloire de Dijon’, ‘Rêve d’or’ et ‘Madame Alfred Carrière’ (6), des rosiers blancs (Rosa x alba, dont la rose d’York, Rosa alba semiplena, ‘Cuisse de nymphe émue’ et ‘Pompon blanc parfait’).

Roses anciennes mix
 Quelques rosiers ‘Thé’ historiques : ‘Devoniensis’ (de Forster en 1838 à grandes fleurs doubles blanches teintées de rose ou de jaune), ‘Catherine Mermet’ (ci-dessous 1) (de Guillot en 1869, buisson à grosses fleurs pleines, rose carné), ‘Marie van Houtte’ (de Ducher en 1871, à fleurs très doubles, jaune-ivoire), ‘Archiduc Joseph’ (2) (obtenu par Gilbert Nabonnand en 1872 d’un semis de ‘Mme Lombard’, buisson vigoureux à fleurs rose pourpré avec le centre rose carné), ‘Général Schablikine’ (de Nabonnand en 1878, à floraison massive de fleurs carmin), ‘Papa Gontier’ (de Nabonnand en 1883 aux fleurs roses semi-doubles), ‘Souvenir de Mme Léonie Viennot’ ( de Bernaix en 1898, aux fleurs très doubles, cuivrées), ‘Souvenir de Gilbert Nabonnand’ (3) (créé par Clément Nabonnand en 1920, aux fleurs doubles parfumées passant du jaune au carmin).
 En 1837 apparaissent des Hybrides perpétuels ou remontants dont ‘La Reine’ (4), le rosiériste lyonnais Jean Liabaud en créent de nombreux. Les pépiniéristes français n’avaient que 25 espèces au catalogue de 1791, celui de 1829 en présente 2562. 1858, la première Exposition nationale de roses a lieu en Angleterre. Il faut en moyenne 6 à 8 ans pour créer une rose.
1867 marque le début des roses modernes, Jean-Baptiste Guillot crée ‘La France’(5) le premier buisson à grandes fleurs ou hybride de Thé (issu d’Hybride remontant et de rosier Thé), au port moins grimpant que les rosiers Thé historiques. Les Thé-Polyantha, hybrides de rosiers Thé et de Poliantha, sont des buissons à petites fleurs odorantes et remontantes. Dans le même temps, Rosa multiflora, rosier liane rapporté du Japon au XVIIIe, est hybridé pour créer les nombreux rosiers buissons à fleurs groupées, les Floribunda. 1886, la Société française des roses est fondée à Lyon ( et sa revue, Les Amis des roses). Ellen Willmott (1858-1934), en Angleterre, Jules Gravereaux (1844-1916), en France, se passionnent pour ces plantes.

 Au XXe siècle, les créations de Delbard, de Meilland (‘Madame Meilland’ dénommé ‘Peace’ en anglais et ‘Gloria Dei’ en allemand (6)), de Griffith Buck sont surtout des rosiers buissons à grandes fleurs. Puis David Austin, en croisant les galliques et les Damas avec des roses modernes crée les roses anglaises. Les rosiers cultivés, à fleurs dites doubles ou pleines, sont issus des croisements de seulement une douzaine d’espèces (et leurs variétés et formes dérivées). Les rosiéristes modernes cherchent à exploiter la diversité du genre Rosa pour introduire dans leurs obtentions des gènes particuliers, par exemple de résistance au froid ou à certaines maladies.

Roses thé mix

 Histoires de roses

Rose décadente

« C’est fini des belles grosses roses bourgeoises, bien portantes, à la façon de la baronne Prévost (ci-dessous 1) . Aujourd’hui, l’horticulture cherche la rose alanguie, aux feuilles floches et tombantes. Dans ce genre est exposée une merveille : la rose appelée Madame Cornelissen (2) , une rose à l’enroulement lâche, au tuyautage desserré, au contournement mourant, une rose où il y a dans le dessin comme l’évanouissement d’une syncope, une rose névrosée, la rose décadente des vieux siècles. «  Goncourt, Journal, 1887, p. 679.

Rosier Baronne PrévostRosa Mme Cornelissen - Bourbon Cornelissen


L’Haÿ-les-Roses

Jules Gravereaux, ancien vendeur au Bon Marché, grâce à un héritage, achète en 1892 une propriété à L’Haÿ, dont il fait avec le paysagiste Édouard André le premier jardin français dédié aux roses. En 1910 le village est rebaptisé L’Haÿ-les-Roses.

Gravereaux Jules - 1899-Roseraie de l'Haÿ

Lyon, capitale de la rose …

Les rosiéristes lyonnais sont nombreux : Emile Plantier crée en 1835 Eugénie Desgaches , c’est à François Lacharme, son successeur, qu’on doit Madame Récamier ou Coquette de Lyon, Jean Beluze est célèbre pour Souvenir de la Malmaison de 1843, Antoine Nérard se distingue en 1846 avec Géant des batailles. Des dynasties de rosiéristes s’établissent. Les Guillot compte 6 générations : Jean-Baptiste fils invente en 1849 la greffe en écusson sur le collet de l’églantier et la célèbre rose la France, mais aussi Pâquerette et Mignonnette. Les  Ducher, Pernet et Pernet-Ducher sont très productifs : Claude Ducher crée près de 80 rosiers dont Gloire de Lyon et Marie van Houtte et, à sa mort, sa veuve obtient le fameux Cécile Brunner ; de son côté Jean Pernet crée Merveille de Lyon, son fils Joseph, qui a épousé Marie Ducher, fonde la maison Pernet-Ducher et invente Mme Caroline Testout (1890), Soleil d’or (13 ans de recherche) Mme Edouard Herriot. La dynastie Meilland débute avec Antoine, se poursuit avec Francis : la Rouge Meilland de 1949 est la première rose brevetée en France et en Europe (la loi du 11 juin 1970 protège chaque création par un certificat d’obtention végétale ; parmi ses grands succès, Mme Antoine Meilland aussi appelée Peace, Papa Meilland  et Pierre de Ronsard. D’autres créateurs encore sont lyonnais : Alexandre Bernaix, Joseph Bonnaire (Souvenir de Victor Hugo en 1885), César-Antoine Chambard, Jean-Baptiste Croibier, Frédéric Damaizin, Francis Dubreuil  (Perle d’or, 1884), Antoine Levet, Jean Liabaud, Joseph Schwartz (Mme Alfred Carrière, 1871, et Reine Victoria, 1872), la Veuve Schwartz (Mme Ernest Calvat, 1888) et aujourd’hui Pierre Reuter, Jean-Pierre Guillot et Dominique Massad, Jean-Jacques Gaujard, François Dorieux, Robert Lapierre, Fabien Ducher, Aveline Gaujard, Philippe et Richard Laperrière

Rose Cecil Brunner

Un rosier ancien conduit en grimpant, un polyantha de Chine,  aux toutes petites  fleurs rose tendre : Rosa x ‘Cécile Brunner Climbing’.

Fresque des roses, Champagne-au-Mont-d'OrFresque des roses à Champagne-au-Mont-d’Or, réalisée par CitéCréation, inaugurée le 21 mai 2015 : un hommage à la dynastie de rosiéristes lyonnais, les Laperrière.


Attention, toutes les roses ne sont pas fleurs de rosier …

Bois de rose utilisé en marqueterie = Dalbergia (Fabacée) Bois de rose utilisé en parfumerie = Aniba rosaeodora (Lauracée) – Laurier-rose = Nerium oleander (Apocynacée) – Rose trémière = Alcea rosea (Malvacée) Rose d’Inde = Tagete erecta (Astéracée)Rose de Cayenne & Rose de Chine = Hibiscus rosa-sinensis (Malvacée) Rose de GueldreViburnum opulus (Adoxacée) Rose de Jéricho = Anastatica hierochuntica (Cruciféracée) Rose de Junon = Lilium candidum (Liliacée) Rose de Noël = Helleborus niger (Renonculacée) – Rose des Alpes = Rhododendron ferrugineum (Ericacée)Rose des eaux = Nymphaea alba (Nymphéacée) Rose du JaponCamélia japonica (Théacée) …


La rose hors du jardin …

 

Pompei FresqueFresque de Pompéi

Rose d'orRose en or reçue par le comte de Neuchâtel  du pape Jean XXII en 1330, œuvre de Minucchio, orfèvre siennois actif à Avignon (Trésor de la Cathédrale de Bâle).


La rose est source d’inspirations artistiques diverses

Chartres - Rosace transept nordChartres rosace ext  cHARTRES
Ruysch - Nature morte,1716ruysch - 1716
RedoutéRedouté - 1828
Fantin-Latour - Vase de roses, 1895Fantin-Latour - 1895

Odin Blanche - bouquet de rosesOdin-deb. xx s
Renoir - Roseraie à Wargemont, 1879Renoir - 1879
Rosace Broche Art décoDIAMANTARTDECO
La rose pourpre du CaireWoody Allen - 1985
Le nom de la roseJJ ANNAUD-1986

Les roses blanches - PartitionRosa-Rosalie-Rose-rOSELINE-Rosie-rOZENN 
La rose est l’un des meubles les plus utilisés en héraldique, après la fleur de lys. Le dessin stylisé s’ inspire de l’églantine à cinq pétales, entre lesquels apparaissent les pointes des sépales, avec au centre un bouton, de couleur différente ou non.

Yorkshire roseLancashire roseTudor roseYork:blanche  Lancastre:rouge  Tudor:bicolore

Montréal armoiriesDans certains cas on représente une rose tigée et feuillée, dite au naturel. La rose est emblème national en Angleterre, en Roumanie et aux USA.

                                                                    Montreal/Québec

Entre autres roses : la guerre des Deux-Roses désigne une série de guerres civiles opposant la maison royale de Lancastre et la maison royale d’York, pour le trône d’ Angleterre, de 1455 à 1485 (mort de Richard III, dernier Plantagenêt, et avènement d’Henri VII, premier Tudor). La Rose-Croix est une société hermétiste plus ou moins légendaire dont se sont réclamés  de nombreux mouvements à la recherche de perfection spirituelle. La Rose blanche est le nom d’un groupe de résistants allemands face au nazisme, arrêté par la Gestapo en février 1943 et dont tous les membres ont été exécutés.

Le Roman de la Rose est un poème allégorique du XIIIes., en deux parties, dont la première fut composée par Guillaume de Lorris et la seconde par Jean de Meung. Mignonne, allons voir si la rose est une ode dédiée à Cassandre par Ronsard en 1545 : Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie ... Et rose elle a vécu ce que vivent les roses, l’espace d’un matin est un poème de Malherbe (Consolation à M. du Périer). Et Diderot rappelait que De mémoire de rose, on n’a jamais vu mourir un jardinier.  Umberto Eco a écrit, en 1980, Le Nom de la rose, qui est aussi bien un roman policier qu’un exposé de philosophie médiévale.

Le temps aux plus belles choses se plait à faire un affront, et saura faner vos roses comme il a ridé mon front. 
  Pierre Corneille
Rose rose, rose blanche,             
Rose thé,
J’ai cueilli la rose en branche
Au soleil de l’été
Rose blanche, rose rose,
Rose d’or,
J’ai cueilli la rose éclose
Et son parfum m’endort.

   Robert Desnos, Chantefleurs, 1944-1945

Le Chevalier à la Rose est une œuvre lyrique, en trois actes de Richard Strauss, créée à Dresde le 26 janvier 1911. Vive la rose et le lilas chante l’amour volage, depuis le XVIIIe, tandis que l‘amoureuse d’À la claire fontaine regrette le temps passé : je voudrais que la rose fût encore au rosier.

  Je regarde une rose et je suis apaisé.  
  Victor Hugo
Ah! quand refleuriront les roses de septembre! 
 Paul Verlaine
" la rose est une figure symbolique tellement chargée de significations qu'elle finit par n'en avoir plus aucune ou presque " Umberto Eco
Hardy Francoise - Mon amie la rose
 les roses ont de multiples usages : medecine, parfumerie, cuisine ...
confiture de rose - eau de rose - essence de rose - loukoum - pommade rosat - sorbet  à la rose
http://www.jardinsdefrance.org/les-roses-et-la-production-dhuile-essentielle-pour-la-parfumerie/

La rose au jardin …

Utilisations paysagères :

pour massif et plate-bande, ainsi que fleurs coupées :
  • buisson à grandes fleurs solitaires et doubles, de 0.60 à 1.50 m
    (hybrides de thé)
  • buisson à grandes fleurs en bouquets, de 1 à 1.20 m (Grandifloras)

Roses BGF roseRosiers buissons à grandes fleurs : Champagne au Mont d’or, Eclat de Haute Bretagne, Fanny Ardant, Prince jardinier, Elle, Henri Salvador – Thabor Rennes – 2015

Roses BGF roseRosiers buissons à grandes fleurs : Adagio,  Catherine Laborde, Evelyne Dheliat, Arthur Rimbaud, Rosa del Camino de Santiago, Sheila’s parfum – Thabor Rennes – 2015

Roses BGF pourpreRosiers buissons à grandes fleurs : Perception, Line Renaud,  Vélasquez, Monique Laperrière, Nuit d’Orient, Purple dream – Thabor Rennes – 2015

Roses BGF jauneRosiers buissons à grandes fleurs : Summertime, Florida, Frénésie, Marilyn Monroe, Amber Flush,  Joyeux anniversaire – Thabor Rennes – 2015

  • buisson à petites fleurs groupées simples ou doubles , de 0.30 à 0.60 m (Polyanthas)
  • buisson à fleurs moyennes réunies en grappes (Floribundas)

Roses BFG blanc-roseRosiers buissons à fleurs groupées : Iceberg, Petit Trianon, Palais impérial de Compiègne, Cocarde, Marie Curie, Mokarosa – Thabor Rennes – 2015

Roses BFG jaune-rougeRosiers buissons à fleurs groupées : Alix de Vergy,  Rose de Limoux, Jean Cocteau, Etna, Chacock, Coluche – Thabor Rennes – 2015

Roses BFG rouge-bleuRosiers buissons à fleurs groupées : Pretty kiss, Betty Boop, Mona Lisa, Lavender Dream, Pacific Dream, Blue Eden – Thabor Rennes – 2015

  • rosier paysager, couvrant, plus haut que large, hauteur variable de 0.50 à 1,50 m, floraison remontante ne nécessitant pas de nettoyage des fleurs fanées

2015-06-17 Rennes - Thabor Rosier Jean-Pierre Foucault PAYUn rosier paysager : Jean-Pierre Foucault – Thabor Rennes – 2015

pour haie libre ou taillée :
  • rosier paysager, couvrant, plus haut que large, hauteur variable de 0.50 à 1,50 m, floraison remontante ne nécessitant pas de nettoyage des fleurs fanées
  • rosier arbustif, à fleurs simples ou doubles, de 1 à 1.80 m

2015-06-17 Rennes - Thabor Rosier Rock'n roseRosier arbustif Rock’n roseThabor à Rennes – 2015

  • rosier ancien, créé avant 1867, le plus souvent non remontant et parfumé, de 1.20 à 2 m
  • rosier botanique, rosier sauvage, à l’origine de tous les autres
en sujet isolé :
  • rosier arbustif, à fleurs simples ou doubles, de 1 à 1.80 m
  • rosier ancien, créé avant 1867, le plus souvent non remontant et parfumé, de 1.20 à 2 m
  • rosier anglais, de 0.80 à 1.50 m, généralement remontant et parfumé2015-06-17 Rennes - Thabor Rosier Sir Lancelot - AnglaisUne rose anglaise : Sir Lancelot – Thabor à Rennes – 2015
  • rosier tige, buisson greffé en tête sur une tige d’églantier à 100-110 cm ou à 70-80 cm, d’où une hauteur adulte de 1.60-1.70 ou 1.20-1.50 m
  • rosier pleureur, variété retombante (à moyenne ou petite fleur) greffée en tête sur une tige d’églantier à 1.40-2.00 m
palissé contre un mur ou grimpant sur arceau, tonnelle, pergola :
  • rosier grimpant (climb en anglais), de 2 à 6 m, doit être palissé, remontant ou non
    2015-06-17 Rennes - Thabor Rosier Amadeus SXRosier grimpant ou sarmenteux : Amadeus – Thabor à Rennes – 2015
    2015-06-17 Rennes - Thabor Roseraie (10)Rosiers grimpants palissés – Thabor à Rennes – 2015
  • rosier liane, jusqu’à 8 m de hauteur et largeur, aiguillons crochus lui permettant de s’agripper seul, rarement remontant

2015-06-17 Rennes - Thabor Rosier Lady Gay (1)Rosier liane : Lady Gay (Hauteur, 6 m, non remontant)  – Thabor à Rennes – 2015

pour talus :
  • rosier paysager, couvrant, plus haut que large, hauteur variable de 0.50 à 1,50 m, floraison remontante ne nécessitant pas de nettoyage des fleurs fanées
  • rosier couvre-sol ou tapissant, couvrant, plus large que haut, 60 cm de haut, branches horizontales et souples s’étalant sur un diamètre jusqu’à 2 m

2015-06-17 Rennes - Thabor Rosier Pink flash

Rosier couvre-sol Pink flash Thabor à Rennes – 2015

en rocaille, bordure et pot :
  • rosier buisson miniature de 25 à 40 cm

Des fleurs de toutes les couleurs :

Les rosiers non remontants, cas de tous les rosiers botaniques, ne fleurissent qu’une fois l’an, au printemps ou en été. S’ils sont remontants, ils peuvent étaler leur floraison sur 8 mois de début mai aux gelées. Les variétés et cultivars, très nombreux, offrent tous les tons du blanc au rouge sombre,  ainsi que tous les jaunes, et des lilas à violet, presque bleu, seule couleur absente en réalité (les roses bleues sont plutôt mauves ou violettes, Rosa Blue Eden ci-dessous) …

2015-06-17 Rennes - Thabor Rosier Blue Eden

… sans oublier la curieuse rose verte (Rosa chinensis Viridiflora) ci-dessous.

Rosa 'Viridifolia'

Des  fleurs de toutes les formes :

Simple (à 5 pétales) ou double (multiple de 5 pétales),  plate (pétales plus larges que longs, superposés, d’où l’aspect feuilleté de la fleur, ex. ‘Wodan’), en coupe (pétales extérieurs très grands, concaves en bas et retournés vers l’extérieur dans leur partie supérieure, ex. ‘Line Renaud’, étamines visibles des  mi-doubles, ex. ‘Emera’ ), réflexe ( pétales plats, tuyautés à leur extrémité, retombant de façon irrégulière, roses très doubles à l’allure un peu ébouriffée), globuleuse (presque sphérique, pétales extérieurs longs et concaves, ex. le grimpant ‘Raubritter’), à quartier (très doubles et comme divisées en plusieurs secteurs dans lesquels les pétales sont serrés dans le même sens, ex. ‘Jacques Cartier’), imbriquée (très nombreux pétales, retroussés vers l’extérieur, se chevauchent comme des tuiles, ex. ‘Salet’ et ‘Cuisse de nymphe émue’), turbinée (bouton conique, pétales de même taille répartis régulièrement, ex. tous les hybrides de thé), fimbriée (pétales finement entaillés sur le bord extérieur, ex. ‘Evelyne’), à fleur de pivoine (très doubles, ex. ‘Academia’ ) et à fleur verte (pétales atrophiés, seuls les sépales sont marqués, Rosa chinensis Viridiflora).

Roses différentes formesPlanches de Jules Gravereaux

Les roses peuvent aussi être choisies pour leur parfum :

  • la senteur musquée provient des étamines, contrairement aux autres notes qui émanent des pétales : ‘Dames de Chenonceaux’ rose nuancée, ‘The Generous Gardener’ rose pâle
  • la fragance caractéristique des roses anciennes, en particulier des roses Bourbon : ‘Bolchoï’, ‘Brother Cadfael’, ‘Gertrude Jekyll’, ‘Harlow Carr’, ‘Madame Isaac Pereire’, ‘Salet’, tous roses, ‘Violette parfumée’, mauve
  • le parfum de thé : ‘Gloire de Dijon’ saumon,  ‘Golden Celebration’ jaune, ‘Pegasus’ saumon, ‘Port Sunlight’ abricot
  • celui de la myrrhe : ‘Belle Amour’ rose, ‘Claire Austin’ blanc, ‘Scepter’d Isle’, ‘Spirit of Freedom’, roses tous deux, ‘Strawberry Hill’ orange brûlée
  • les notes fruitées sont nombreuses : anis (‘Paul Ricard’), banane (‘Summer Song’), clou de girofle (‘Marie Curie’, ‘Wild Edric’), citron/framboise (‘Jubilee Celebration’), fruits acidulés (‘Abraham Darby’), goyave et vin doux (‘Jude the Obscure’), pêche/abricot (‘Evelyn’), poire, raisin et agrumes (‘Lady Emma Hamilton’) etc.

Associations :

On peut associer les rosiers à des vivaces en particulier des lavande, nepeta et cinéraire, dont les feuillage gris bleuté s’associent harmonieusement.


Soins

Plantation : de novembre à mars en racines nues, toute l’année en container. Creuser une fosse du double de la motte, ameublissez-la en profondeur, apportez de l’humus et un engrais organique.
Entretien : un apport annuel, en fin d’hiver, d’engrais organique contenant de la magnésie favorise la mise à fleur. Suppression des fleurs fanées, taille (
juste après la floraison pour les variétés non remontantes, en fin d’hiver pour les remontantes), désherbage et griffage au pied. Pas de paillis d’écorces de pin, mais des paillis blancs. De nombreux sites exposent quand et comment tailler les différents types de rosier, en voici deux bien explicites (mais vous pouvez aussi faire appel à un spécialiste … ) :

Reproduction : bouturage de rameaux aoûtés en fin d’été et greffage sur porte-greffe adapté au terrain (pour  sol calcaire, Rosa canina, froebelli ou laxa, en sol plutôt acide Rosa multiflora)

Maladies et parasites :
– chlorose (jaunissement des feuilles, seules les nervures restent vertes) : traitement anti-chlorose à base de fer.Chlorose– puceron : traitement préventif ou curatif naturel en pulvérisant des décoctions de tanaisie ou du purin d’ortie dilué. Favoriser les prédateurs naturels  (larves de coccinelles, syrphes, chrysopes) : une coccinelle dévore 150 pucerons par jour. En cas d’absolue nécessité, il existe des Pucerons– cochenille :  insecticides systémiques.nettoyer – surtout les faces inférieures des feuilles – en pulvérisant de l’eau savonneuse ou alcoolisée, éventuellement additionnée d’huile végétale qui enrobe et asphyxie les œufs et les larves. En cas de nécessité, il existe des insecticides.Cochenille– mégachile (feuilles découpées par des sortes d’abeilles solitaires) : n’affecte généralement ni la croissance ni la floraison, inutile de traiter.Mégachile acarien : pulvériser de l’huile minérale parafinique, huile végétale, eau froide autour de 5°C, installer des acariens prédateurs. Acariens– thrips : bassinage et désherbage perturbant le cycle du ravageur,  plaques bleues engluées pour attraper les thrips, pulvérisation d’une solution de kaolinite et installation de prédateurs (punaises, acariens  Amblysei). En cas de nécessité, il existe des insecticides.Thrips fumagine (sorte de suie noire) : champignon se développant sur le miellat secrété par des pucerons et cochenilles, pulvériser une solution de savon noir.
– autres maladies cryptogamiques possibles :  de gauche à droite et de haut en bas 
—> blanc ou oïdium (utiliser une décoction de prêle),
botrytis (inutile de traiter, éviter simplement la contamination), rouille, taches noires du rosier dû au Marsonia, mildiou. Certaines sont bénignes (oïdium, botrytis), d’autres plus redoutables et difficiles à éliminer nécessitent le recours à des fongicides, dont les traitements à base de cuivre et de soufre. Éliminer tous les débris végétaux, sources de contamination, désinfecter les outils, aérer les plantations.
OidiumBotrytisRouilleTaches noiresMildiou


Un peu de botanique …

Les rosiers sont des plantes ligneuses qui peuvent vivre plusieurs dizaines d’années : l’églantier de Hildesheim en Allemagne aurait plus de 700 ans. Les rosiers ont des feuilles caduques (parfois persistantes), opposées,  composées imparipennées, présentant le plus souvent de sept à dix folioles au limbe elliptique acuminé, au bord denté; elles sont munies de stipules à la base du pétiole. Les  fleurs simples, sont actinomorphes, de symétrie pentamère en général. À maturité, le réceptacle floral se transforme en faux-fruit charnu, le cynorrhodon, plus ou moins arrondi, en général de couleur rouge, parfois plus sombre (Rosa pimpinellifolia). Il contient de nombreux akènes, fruits secs indéhiscents contenant une seule graine issus de la transformation des carpelles.

Selon la classification phyllogénétique (fondée sur l’étude de la molécule d’ADN), le genre Rosa fait partie du clade angiospermes, du clade dicotylédones vraies (car il possède 3 ouvertures au niveau du grain de pollen), du clade rosidées, de l‘ordre des rosales, de la famille des rosacées (sous-famille des Rosoïdeae et tribu des Roseae, dont il est l’unique genre).

Il existe 4 sous-genres : Plathyrhodon, Hesperhodos, Hulthemia (ces 3 groupes ne comptent que 4 espèces à eux tous) et Eurosa. Ce dernier est lui-même subdivisé en onze sections :

  • Caninae : 26 espèces, d’origine eurasienne ; dont R. canina ou églantier, R. rubiginosa ; tous roses
  • Carolinae : 7 espèces originaires d’Amérique du Nord ; R. carolina, R. nitida, R. palustris, R. virginiana, petits buissons aux fleurs pourpres
  • Cinnamomeae : 46 espèces, Eurasie et Amérique ; rosiers cannelle, R. acicularis ou rosier arctique, R. arkansana et R. blanda originaires d’Amérique, R. majalis ou rose de mai, R. nutkana ou rosier de Nootka, R. pendulina ou rose des Alpes et R. rugosa
  • Gallicanae : 4 espèces européennes ; rosiers galliques, R. centifolia
  • Pimpinellifoliae : 12 espèces, eurasiennes ; rosiers pimprenelle, R. foetida, R. hugonis, Rosa omeiensis = sericea, dont la rose n’a que 4 pétales  ; dont  rosiers jaunes
  • Gymnocarpae : 3 espèces originaires d’Amérique du Nord ou d’Asie
  • Synstylae : 23 espèces, Eurasie et Amérique ; R. arvensis, R. moschata
  • et les sections originaires de Chine, Banksianae (2 espèces ; dont R. normalis ; hauts de 3 à 6 m, blanc ou jaune), Bracteatae (2 espèces), Chinenses (3 espèces ; dont R. chinensis ou indica ; remontants), et Laevigatae (1 seule espèce, asiatique, mais introduite et naturalisée aux USA dès le XVIIIe siècle, d’où son nom de ‘rosier des Cherokees’).

Les cultivars les plus réputés

Critères internationaux de reconnaissance

  • BGF = buisson à grandes fleurs (Hybrides de thé & Grandifloras)
  • BFG = buisson à fleurs groupées (Polyanthas & Floribundas)
  • PAY = paysage
  • CS = couvre-sol
  • MIN = miniature
  • SX = sarmenteux

Sociétés et récompenses

La Fédération mondiale des sociétés de roses http://worldrose.org/index.asp a établi le « Old Rose Hall of Fame », une liste de 11 rosiers anciens reconnus comme d’importance historique :

  • Rosa × chinensis ‘Old Blush’, 1752 en Europe
  • Rosa chinensis ‘Mutabilis’
  • Rosa gallica officinalis
  • Rosa mundi ou R. gallica officinalis versicolor
  • ‘Cécile Brunner’, 1881
  • ‘Charles de Mills’, avant 1790
  • ‘Gloire de Dijon’, 1853
  • ‘Gruss an Teplitz’ 1897
  • ‘Madame Alfred Carrière’, 1879
  • ‘Madame Hardy’, 1832
  • ‘Souvenir de la Malmaison’, 1843

Rosa Old blush, Charles de Mills, Mme Hardy, Gruss an TeplitzRosa Old blush, Charles de Mills, Mme Hardy, Gruss an Teplitz.

Elle est également responsable du « Rose Hall of Fame » qui regroupe les roses les plus réussies :

Rose Hall of Fame

Le Grand Prix de la Rose a lieu en France : http://www.snhf.org/agenda/concours-et-distinctions/103-grand-prix-de-la-rose-snhf.html : 1e édition (2008-2009) – 2e édition (2010) – 3e édition (2011) – 4e édition (2012) – 5e édition (2013) – 6e édition (2014)

 Manuel complet de l'amateur de roses ... - Pierre Boitard  https://books.google.fr/books?id=jTfS2JBu3TkC&lpg=PA321&ots=8zCOkTTbu4&dq=rosa%20brownii&hl=fr&pg=PP13#v=onepage&q=rosa%20brownii&f=false
 Sociétés des roses  http://www.societefrancaisedesroses.asso.fr/

http://www.rnrs.org.uk/

http://www.rose.org/

http://www.rosesanciennesenfrance.org/index.htm

 Sites http://nature.jardin.free.fr/arbuste/Le_monde_des_Roses.htm

http://amidesroses.eklablog.com/accueil-a37811206