Préparer le printemps

La taille de nombreuses plantes, et en particulier des pommiers/poiriers et des rosiers, est à faire idéalement en février-mars, tout comme les traitements de fin d’hiver des arbres et arbustes , qu’ils soient préventifs ou curatifs. Ces traitements  sont efficaces pour lutter contre les maladies cryptogamiques (ou fongiques, dues à des champignons) et les insectes nuisibles qui hivernent avant de proliférer dès les beaux jours.

Avant le traitement proprement dit,  il est indispensable de nettoyer l’arbre et son environnement, en enlevant les feuilles et fruits éventuels, en brossant l’écorce pour la libérer des mousses et lichens (cachant œufs et larves) et en débarrassant le sol de ces déchets avant de le griffer. La pulvérisation doit se faire hors période de gel, par temps sec et sans vent, en mouillant abondamment avec le traitement et en insistant sur les creux de l’écorce.

    • La bouillie bordelaise et le soufre : la première, à base de sulfate de cuivre, est à pulvériser sur l’ensemble du végétal contre le mildiou de la vigne, la tavelure du pommier, la cloque du pêcher, l’oïdium, le second s’applique de même sur poiriers et pommiers touchés par l’oïdium ou la tavelure. Les 2 traitements peuvent être associés et sont utilisables en culture biologique.
    • Le blanc arboricole ou lait de chaux : il s’utilise au pinceau sur les troncs, ainsi peints de blanc, pour lutter contre les larves d’insectes et certains champignons (tavelure, oïdium).
    • Les huiles végétales (colza) et minérales (paraffine, huile blanche) : elles limitent les parasites comme les pucerons et cochenilles, sur les arbres fruitiers à noyaux, en formant une pellicule qui asphyxie les parasites.
    • Les bandes de glu : fixées précocement (avant la feuillaison) au tronc , elles empêchent les insectes rampants (chenilles, fourmis, pucerons) de franchir cet obstacle collant et donc de monter dans l’arbre.
  • Les purins d’ortie, de prêle et de consoude fortifient les végétaux.

C’est aussi le bon moment pour s’occuper du gazon car, dès février-mars, il est de nouveau en croissance. Les tontes régulières sont donc à reprendre (deux fois par mois). Une scarification  annuelle est bien utile car elle permet à la pelouse de trouver une seconde jeunesse en arrachant le gazon mort qui pourrait étouffer les tiges fraîches et de décoller les mousses. C’est aussi le moment de le nourrir : avec des engrais naturels et gratuits comme le marc de café et les cendres de bois (qui limitent aussi les mousses).

Désherber et nettoyer massifs, pelouses et allées redonne tenue et harmonie  au jardin. Pour éliminer les indésirables, comme le chardon,  un traitement radical au gros sel saupoudré tout autour de la tige facilite le travail. L’eau bouillante salée (eau de cuisson des pâtes, riz et pommes de terre par exemple) et le lait caillé versés au pied brûle la racine des plantes à éliminer.

Certaines plantes sont des auxiliaires bien utiles pour limiter la corvée de désherbage : les œillets d’Inde, les roses d’Inde et les soucis sont ainsi connus pour sécréter des substances efficaces contre le chiendent et autres adventices, … à semer ou planter dans les massifs. Les substances émises par les racines de sarrasin empêchent les graines de ‘mauvaises herbes’ de germer.

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