Aujourd’hui – … Forêts urbaines

Forêts urbaines

Une forêt de 400 m de long au dessus de la Tamise …

 

Garden Bridge London (Crédit Arup)Garden bridge London - coupeGarden Bridge – London (Crédit Arup)

Le district londonien de Westminster city a donné son accord à la construction du pont végétalisé, Garden Bridge, projet de l’architecte Thomas Heatherwick, assisté des ingénieurs du bureau d’études Arup et  du  paysagiste Dan Pearson. L’ouvrage, long de 400 mètres, enjambera la Tamise sous le couvert d’une bande de forêt. Les arbres et plantes ont été choisis pour leur particulière résistance à cet environnement ; la profondeur et la nature des sols étudiés pour permettre la bonne croissance des racines et donc la stabilité des végétaux, renforcée par les ancrages et supports nécessaires ; un système d’irrigation a été étudié avec attention et intégré dès la conception. Ce qui sera peut-être l’icône de Londres au XXIe siècle doit être financé à hauteur de 175 millions de livres et devrait être ouvert au public en 2018 : http://www.gardenbridgetrust.org/assets/prospectus.pdf


Comment transformer un seul arbre en toute une forêt :

 

Miroir aux cerisiers japonais© Shigetomo Mizuno – Mirrors café par Bandesign (Gifu, Japon)

A Gifu, l’agence Bandesign a imaginé Mirrors, un café dont la façade en miroirs crée un mirage de forêt de cerisiers. Extérieur et intérieur jouent sur les sensations visuelles liées aux arbres implantées sur la parcelle et en bordure de voirie.

Les deux pavillons qui composent le café conçu par l’agence japonaise Bandesign forment un angle dont les façades sont revêtues de miroirs étincelants. Face à ces miroirs, une rangée de cerisiers, bordant la voirie et un canal, crée un motif qui se démultiplie par réfraction. Au printemps, lors de la floraison des cerisiers, l’impression d’être au cœur de la nature est accentuée par l’éclat immaculé du gravier blanc disposé au sol au pied du bâtiment. A l’intérieur du café, l’enchevêtrement visible des poutres de bois sombre au plafond fait naître la sensation d’être assis sous des branchages. Les murs sont peints dans les tons de la végétation : rouge comme les fleurs des 3 camélias présents sur la parcelle qui fleurissent un peu avant les cerisiers et vert comme le feuillage.

Source : « Mirrors café in Gifu by Bandesign » – Urdesign – 26/11/2014 – Article en anglais, remarqué par Le moniteur : http://www.lemoniteur.fr/157-realisations/article/insolite/26765564-japon-miroirs-aux-cerisiers-pour-un-cafe


Potagers et vergers envahissent murs et toits des métropoles.

Frame, la brasserie de l’hôtel Pullman (Paris-15e), dispose depuis peu, sur son toit, d’un potager quasi bio de 600 m2, utilisable en direct par le restaurant. Le maitre d’œuvre en a été l’entreprise Topager spécialisée dans l’implantation de potagers urbains et refuges de biodiversité en ville en particulier sur les toits (et avec garantie décennale), comme à AgroParisTech où se déploie un potager scientifique. http://topager.com

Topager-20-5© Topager (tous droits réservés).

Au Canada, à Montréal exactement, Les Fermes Lufa ont construit en 2011 un prototype de ferme urbaine de 3000m2. Une ferme originale car le fondateur, Mohammed Hage, a eu l’idée de bâtir une immense serre pour abriter un jardin potager sur le toit d’un édifice à bureaux du quartier Ahuntsic-Cartierville. Récupération de l’eau pluviale, ainsi que récupération des eaux d’irrigation à 100% et méthodes de culture hydroponiques  sont à la base du projet avec une lutte contre maladies et ravageurs exclusivement biologique. La première unité est capable de subvenir à l’alimentation de 2 000 personnes. Une deuxième ferme a été inaugurée en 2013 à Laval (Canada). Site de l’entreprise : https://montreal.lufa.com/fr/ et un reportage sur Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=m-8LQgOTC94.

Lufa_Farms_First_Greenhouse_ConstructionLocal, frais, responsable, c’est le slogan des Fermes Lufa (ici, la première ferme en construction).

Aux USA, c’est Gotham greens qui a conçu deux serres, implantées sur les toits de deux immeubles new-yorkais, offrant plus de 3000 m² de surface agricole et produisant 300 tonnes de légumes frais en plein Brooklyn. Quant aux architectes de Spark, ils ont proposé à l’état de Singapour, qui importe 90% de sa nourriture, une résidence pour personnes retraitées  âgées, la Home Farm, qui serait aussi une exploitation agricole intensive. L’immeuble à toitures maraîchères et façades aménagées pour la culture hydroponique disposerait ainsi de 7500 m², complétés par 5800 m² en pleine-terre  au rez-de-chaussée, de surfaces de production de fruits et légumes (soit près de 36 tonnes par mois) et il serait susceptible d’offrir un emploi à temps partiel à près de 300 personnes. Site de l’agence : http://www.sparkarchitects.com/work/homefarm#1

Spark-HomeFarmProjet Spark : Home Farm.

A la une, un projet pour la ville de Beyrouth (Liban) : Beirut Wonder Forest.  http://www.archileb.com/article.php?id=503

Dernier point positif, les végétaux ont un impact très positif en matière d’isolation thermique et phonique des bâtiments, de plus, l’air vicié et chaud évacué en hiver peut chauffer d’éventuelles serres.

 

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