Archives pour l'étiquette écologique

Vous avez dit « Mauvaises herbes » ? … la suite …

 

L’emblème floral de la France est composé de trois fleurs, ce sont trois fleurs des champs, aux couleurs du drapeau national : le bleuet, la marguerite et le coquelicot. Les voici associées à d’autres plantes sauvages qui risquent de s’installer dans votre jardin et peuvent y mériter une petite place pour la beauté toute simple de leurs fleurs (et d’autres qualités, gustatives ou médicinales,  éventuellement) :

– le bleuet  ou centaurée (Centaurea montana) : une vivace aux fleurs bleues dont les vertus sont digestives et diurétiques. Il représentait symboliquement les troupes françaises pendant la guerre de 1914-1918, alors que les Anglais associaient le coquelicot à leurs soldats et les Allemands le myosotis.

Centaurea montana - Flore Bonnier   Centaurea montana – Flore Bonnier

– la camomille romaine (Chamaemelum nobile) et allemande (Matricaria chamomilla) : des annuelles qui se resèment et donnent des fleurs ressemblant à de petites marguerites, qui ont plusieurs usages, tisane aromatique et calmante, soin des cheveux blonds, etc.

Chamaemelum nobile - Flore BonnierMatricaria chamomilla

Chamaemelum nobile & Matricaria chamomilla – Flore Bonnier

la campanule à feuilles rondes (Campanula rotundifolia) : une vivace basse tapissante, à fleurs en clochette, bleutées.

Campanula rotundifolia - Flore Bonnier   Campanula rotundifolia – Flore Bonnier

– les chardons (Carduus nutans & Cirsium arvense) : vivaces un peu agressives avec leurs piquants, mais leurs fleurs violacées ne manquent pas de charme. Apparentés de très près aux artichauts.

Carduus nutans - Flore Bonnier Cirsium arvense - Flore Bonnier

Carduus nutans & Cirsium arvense – Flore Bonnier

– la chélidoine (Chelidonium majus) : plante vivace aux fleurs jaunes, son latex jaune-orangé passe pour éliminer les verrues (toxique en usage interne).

Chelidonium majus - Flore Bonnier  Chelidonium majus – Bonnier

la digitale (Digitalis purpurea) :  une bisannuelle aux grappes de fleurs colorées en clochette.  La plante contient de la digitaline, utilisée comme tonicardiaque, mais toxique à certaines doses, elle était autrefois considérée comme magique. Les gants de Notre-Dame symbolise l’inconstance.
Digitalis purpurea - Flore BonnierDigitalis purpurea – Bonnier

– la giroflée (Erysimum cheiri) : une bisannuelle aux grappes de fleurs de jaune à rouge violacée qui éclosent tôt, dès le printemps, attirant les insectes pollinisateurs. Ne pas consommer (légèrement toxique), la plante est utilisée en parfumerie.

Erysimum cheiri - Flore Bonnier   Erysimum cheiri – Bonnier

– la marguerite (Leucanthemum vulgare) : une vivace assez haute aux fleurs estivales, en capitule caractéristique. Les feuilles jeunes se consomment en salade ; les fleurs séchées préparées en infusion sont calmantes, digestives et astringentes.

Leucanthemum vulgare - Flore Bonnier  Leucanthemum vulgare – Bonnier

– la mauve musquée (Malva moschata): une vivace gracieuse qui fleurit blanc ou rose en été, ses fleurs sont comestibles.

Malva moschata - Flore Bonnier   Malva moschata – Flore Bonnier

– le myosotis des champs (Myosotis arvensis = Myosotis intermedia) : plante bisannuelle (parfois annuelle) à petites fleurs, se resemant facilement et donnant au printemps de jolis tapis bleus. Il représente symboliquement le souvenir, d’où son surnom français Ne m’oublie pas, qui est son nom en allemand (Vergissmeinnicht), et aussi en anglais (forget-me-not).

Myosotis arvensis ou intermedia - Flore BonnierMyosotis intermedia – Bonnier

l’onagre : une grande bisannuelle aux fleurs jaunes, dont la racine est comestible, tout comme les feuilles au goût légèrement piquant ; la plante est utilisée en cosmétique et comme calmant de la toux et sédatif.

Oenothera biennis (onagre) - Flore Thomé   Oenothera biennis – Flore Thomé

l’oxalide (Oxalis acetosella): un bulbe vivace aux feuilles en trèfle, aux petites fleurs blanches. Très aigre, à manger tel quel ou utile pour réaliser des limonades sans citron.

Oxalis acetosella - Flore Thomé   Oxalis acetosella – Flore Thomé

la pâquerette (Bellis perennis) : une petite vivace aux fleurs printanières ressemblant à de petites marguerites. Fleurs et feuilles sont utilisées en infusion pour lutter contre l’hypertension et l’artériosclérose. Elle s’effeuille comme la marguerite.

Bellis perennis - Flore Bonnier Bellis perennis – Bonnier

– le pavot (Papaver rhoeas) : une annuelle bien connue, à la fragile corolle rouge vif, sujet apprécié des peintres impressionnistes. Sa fleur contient, comme tous les pavots, des alcaloïdes aux pouvoirs narcotiques, d’où son utilisation en tisane favorisant le sommeil. Il est aussi employé contre la toux et pour parfumer pains et pâtisseries, en particulier en Lorraine. Il symbolise la consolation.

Papaver rhoeas - Köhler–s Medizinal Pflanzen   Papaver rhoeas – Köhler’s Pflanzen

– la pensée sauvage (Viola tricolor) et la violette (Viola odorata) : deux petites plantes (annuelles ou vivaces selon le climat) aux allures délicates, qui se resèment facilement et fleurissent jaune et/ou violet au début du printemps. Les pensées ont quatre pétales vers le haut et un vers le bas, alors que les violettes ont deux pétales vers le haut et trois vers le bas. Leurs fleurs comestibles ont un goût très légèrement sucré, plus prononcé chez la violette . A utiliser en tisane pour diminuer la fièvre, calmer les nerfs et la toux et  en pommade pour améliorer acné, eczéma et peau sèche. Symbole de modestie, fleur emblème de Toulouse et de Parme (en Italie), la violette est aussi réputée en parfumerie qu’en confiserie, c’était d’ailleurs le parfum de glace préféré de l’impératrice Sissi.

Viola odorata - Planche BonnierViola tricolor - Planche BonnierViola odorata & Viola tricolor– Planche Bonnier

– la renoncule (Ranunculus bulbosus) : c’est le bouton d’or, plante bulbeuse tapissante aux fleurs jaune vif et brillant. Il peut irriter la gorge et les intestins.

Ranunculus bulbosus - Flore Bonnier   Ranunculus bulbosus – Bonnier

– la sauge officinale et sauge des prés :  deux plantes, annuelle ou vivace selon le climat, à  fleur labiée bleu à pourpre. Herbes aromatiques condimentaires et médicinales elles sont utilisées depuis l’Antiquité, entre autres comme antiseptique, contre l’asthme et les verrues. Les petites graines de l’espèce Salvia hispanica (le chia mexicain) sont aussi nutritives et peuvent être associées à des céréales (boulgour).

Salvia officinalis - Flore BonnierSalvia pratensis - Flore Bonnier

Salvia officinalis & S. pratensis – Flore Bonnier

– le trèfle blanc (Trifolium repens) : vivace aux feuilles trilobées typiques et aux inflorescences blanches, parfois rosées, au parfum et goût agréable. Excellent fourrage pour l’élevage et engrais vert pour les jardins.

Trifolium repens - Planche Thomé  Trifolium repens – Planche Thomé

  la valériane (Valeriana officinalis) : une plante vivace aux couronnes de fleurs blanches ou roses qui s’installent souvent dans les joints creux des murs. Appelée herbe aux chats de part son attrait sur ces félins qu’elle rendrait euphoriques, elle a au contraire une action calmante et sédative sur les humains.

Valeriana officinalis - Flore Thomé   Valeriana officinalis – Flore Thomé

– la véronique des champs (Veronica arvensis) :  petite vivace persistante,  grêle, rampante et velue, aux petites fleurs bleues, qui s’installe dans les moindres fissures. L’espèce V. officinalis était au Moyen-âge utilisée  en application sur les plaies des lépreux.

Veronica arvensisVeronica officinalis - Flore Bonnier

Veronica arvensis & V. officinalis – Flore Bonnier


 Moins élégantes, mais très utiles, voici quelques autres sauvageonnes à consommer sans modération :

— la cardamine (Cardamine pratensis) : plante annuelle, ressemblant au cresson en plus piquant (récolter les jeunes feuilles et rosettes de mars à mai, à consommer cru pour garder la vitamine C, ou en soupes).

Cardamine pratensis - Flore Thomé   Cardamine pratensis – Flore Thomé

– le chénopode blanc (Chenopodium album) : de la famille des épinards, il est savoureux et nutritif ( cueillir les jeunes feuilles et tiges de mai à juin ; feuilles à consommer crues ou cuites ; les jeunes tiges ressemblent à des asperges). Se resème très (trop ?) facilement.

Chenopodium album - Flore Bonnier Chenopodium album – Bonnier

– la moutarde des champs ou sénevé (Sinapsis arvensis) : plante annuelle velue aux fleurs jaunes. Ses feuilles jeunes peuvent être consommées et ses graines moulues donner une moutarde.

Sinapis arvensis - Flore Bonnier Sinapis arvensis – Flore Bonnier

la grande ortie (Urtica dioica, vivace de 0,50-1 m) et l’ortie brûlante (Urtica urens, annuelle de moins de 50 cm) font partie des plantes médicinales les plus utiles. Riches en protéines, fer et vitamines, elles sont, entre autres, utilisées contre l’asthénie et l’anémie. Leurs feuilles se consomment cuites. Leurs fibres servent depuis longtemps à fabriquer tissus et cordes. Au jardin, le purin d’ortie est un engrais vert et agit aussi comme pesticide. Un seul inconvénient : leurs poils urticants …

Urtica dioica - Flore BonnierUrtica urens - Flore Bonnier

Urtica dioica & U. urens – Flore Bonnier

– le pissenlit (Taraxacum officinalis) : plante vivace à la fleur jaune  et aux graines ailées (akène) bien connues. Ses feuilles se mangent en salade.

Taraxacum officinalis - Planche Thomé   Taraxacum officinalis – Planche Thomé

– le pourpier (Portulaca oleracea) : petite annuelle rampante aux feuilles grasses. Elle produit des omega-3, vitamine E et minéraux et contient, comme l’épinard et le chénopode, de l’acide oxalique.

Portulaca oleracea - Planche Thomé   Portulaca oleracea – Planche Thomé

→ La peinture à la Une : Claude MonetLes coquelicots, 1873 – Paris, Musée d’Orsay.


Regroupement par famille botanique des plantes citées ci-dessus
 Amaranthacées
Chenopodium album (Chénopode blanc)
Astéracées
Bellis perennis (pâquerette)
Chamaemelum nobile (camomille romaine)
Carduus nutans (chardon)
Centaurea montana (bleuet)
Cirsium arvense (chardon des champs)
Erysimum cheiri (giroflée)
Leucanthemum vulgare (marguerite)
Matricaria chamomilla (camomille allemande)
Taraxacum officinalis (pissenlit)
Boraginacées
Myosotis arvensis (myosotis)
Brassicacées (ex. crucifères)
Cardamine pratensis (cardamine)
Sinapsis arvensis (moutarde des champs, sénevé)
Fabacées
Trifolium repens (trèfle blanc)
Labiacées
Salvia officinalis (sauge officinale)
Salvia pratensis (sauge des prés)
Malvacées
Malva moschata (mauve)
Onagracées
Oenothera biennis (onagre)
Oxalidacées
Oxalis acetosella (oxalide)
Papavéracées
Chelidonium majus (chélidoine)
Papaver rhoeas (coquelicot)
Portulacacées
Portulaca oleracea  (pourpier)
Ranunculacées
Ranunculus bulbosus (renoncule bouton d’or)
Sphenocleacées
Campanula rotundifolia (campanule)
 Scrophulariacées
Digitalis purpurea (digitale)
Veronica arvensis (véronique des champs)
Veronica officinalis (véronique officinale)
Urticacées
Urtica dioique (grande ortie)
Urtica urens (ortie brulante)
Valérianacées
Valeriana officinalis (valériane)
Violacées
Viola odorata (violette)
Viola tricolor (pensée)

 

Vous avez dit « Mauvaises herbes » ?

Vous  entretenez vous-même votre jardin, mais le désherbage n’est pas ce que vous préférez … Les désherbants chimiques facilitent grandement le travail, mais ils polluent votre sol et les eaux souterraines sont contaminées, ils peuvent aussi toucher et abimer pelouse et plantes proches de la zone traitée (*) .  Vous cherchez des solutions plus naturelles …

Les alternatives :
– arracher à la main, bien sûr!

Ce sera plus facile si vous arrachez les jeunes plants à leur apparition, ils sont moins enracinés et ils n’ont pas eu le temps de proliférer en se ressemant ou en drageonnant. Désherber quand la terre est humide simplifie l’opération. Des griffes, couteaux et gouges (contre les longues racines pivotantes) aideront votre travail.

– sarcler et biner autour de vos plantes.

Choisir les jours ensoleillés et le matin qui permettra de faire « griller » les indésirables abandonnées sur le sol. Le binage présente en plus l’avantage d’améliorer la qualité de la terre et son humidification. Les bons outils sont : sarcloirs, binettes, scarificateurs manuels et serfouettes.

– utiliser un outillage mécanique.

Si vous avez une surface importante, ces engins vous permettront de désherber plus vite et avec moins de fatigue : scarificateur, motobineuse, motoculteur, et – réservée aux grands espaces – houe rotative attelée à un tracteur.

– vous offrir un désherbeur thermique.

Ces outils ont pour but de provoquer un « coup de chaud », un violent choc thermique qui entraine, à partir de 70°C, l’éclatement des cellules végétales et une dénaturation des protéines, d’où l’affaissement rapide de la plante, suivi en 2 – 3 jours de son dessèchement . Trois types de désherbeurs coexistent : le désherbage thermique à flamme directe (un brûleur alimenté par du gaz), le désherbage thermique à infrarouge (alimenté par du gaz ou électrique) et le désherbage thermique à l’eau chaude ou à la vapeur, c’est le procédé le plus utilisé par les professionnels. L’efficacité des désherbeurs proposés au grand public est liée à plusieurs facteurs : agir le plus tôt possible (au stade plantule dans l’idéal), sur des plantes sèches (l’humidité ralentirait l’action), et ne rester que quelques secondes seulement sur la plante. Le désherbage thermique peut être utilisé sur toutes surfaces exceptées celles qui craignent la chaleur comme les revêtements synthétiques, les paillages, etc. Ils sont cependant plus particulièrement adaptés à des surfaces dures, petites ou moyennes.

– utiliser les remèdes de grand-mère.

L’eau de cuisson encore chaude (celle des pommes de terre est particulièrement utile), le gros sel, le vinaigre et le bicarbonate de soude, saupoudrés sans excès (pour ne pas stériliser les sols), sur les « mauvaises herbes », qui altèrent la netteté de votre gazon ou se sont installées dans vos allées, terrasses et au pied de vos murs, sont de vieilles solutions naturelles, économiques et souvent bien assez efficaces !
Contre les mousses et les algues, un moyen plus naturel que le sulfate de fer, en particulier dans les pelouses, consiste à modifier le Ph du sol en épandant sur le gazon de la chaux ou plus économique encore des cendres de bois.

– priver de lumière la végétation en place pour désherber totalement un espace.

Des bâches noires, des cartons ou de vieux revêtements de sol seront posés sur la surface à traiter, ils étoufferont les plantes à détruire, et au bout de quelques semaines vous pourrez semer ou planter sur un sol prêt à cela.

– soigner votre pelouse.

Les gazons bien entretenus sont plus solides et touffus, les mauvaises herbes ont moins de place pour se développer. Pour cela nourrissez-les avec des engrais (naturels) adaptés, pensez à les scarifier à l’automne et au printemps, cela aérera le sol, soignez ensuite le ramassage des résidus (le feutrage composé de déchets de tonte, mousses et feuilles mortes). Il est recommandé de scarifier deux fois par an, pas plus.

– planter des vivaces couvre-sol.

En recouvrant le sol, les plantes couvre-sol gêneront la germination spontanées des plantes indésirables et égayeront vos massifs. Plus la végétation est dense, moins il y a de travail …

– pailler vos massifs.

Les différents paillages (BRF, copeaux de bois, paillettes de chanvre, lin, éclats d’ardoise, brique concassée, etc) sont de très bons moyens de limiter la germination des « mauvaises graines » et également de maintenir l’humidité du sol ; les paillis végétaux protègent aussi du froid et du chaud en faisant écran aux changements de température, les couches de feuilles mortes que vous avez ramasser (si elles sont saines) peuvent ainsi servir à réchauffer les plantes fragiles pendant l’hiver. Pensez aussi à en faire du compost qui servira au printemps.
Profitez de vos promenades en bord de mer pour ramasser des algues, c’est un paillage gratuit, nourrissant pour vos plantes dont on dit qu’il favorise aussi la bonne santé en renforçant leur immunité.

– enfin ne pas oublier que ce qu’on nommait « mauvaises herbes » et qu’on préfère aujourd’hui appeler « adventices », ce sont avant tout des plantes sauvages qui ne nuisent pas aux « bonnes plantes», si elles ne sont pas trop proches.

La nature des mauvaises herbes permet de deviner les qualités de votre terre.

Plantes indicatrices de sols acides (sableux ou humifères) : bruyère, digitale, fougère aigle, genêt, mousse, oseille, pâquerette, prêle, giroflée, véronique.

Bellis perennis (paquerette)                                         Digitalis purpurea (digitale)

Bellis perennis (pâquerette) & Digitalis purpurea (digitale).

Equisetum arvense (prêle des champs)                                   Erysimum (=Cheiranthus) cheiri  (giroflée des murailles)

Equisetum arvense (prêle des champs) & Erysimum (=Cheiranthus) cheiri (giroflée des murailles).

Rumex arifolius (oseille)                             Veronica arvensis

Rumex arifolius (oseille) & Veronica arvensis (véronique).

Plantes des sols calcaires : bleuet, campanule,  coquelicot, chicorée, sauge.

Campanula rotundifolia (campanule à feuilles rondes) & Erythraea  centaurium (centaurée)                           Cichorium intybus (chicorée sauvage)

Campanula rotundifolia (campanule à feuilles rondes) & Cichorium intybus (chicorée sauvage).

Delphinium consolida (pied d'alouette) & Centaurea cyanus (bleuet)                                    Paver rhoeas (coquelicot)

Centaurea cyanus (bleuet) & Papaver rhoeas (coquelicot).

  Salvia pratensis (sauge des prés)                                Salvia sylvestris (sauge sauvage)

Sauges : Salvia pratensis (sauge des prés) & Salvia sylvestris (sauge sauvage).

Plantes des sols argileux : chardon, liseron, plantain, renoncule, pissenlit.

Carduus crispus (chardon crépu)                      Cirsium arvense (chardon des champs)

Chardons : Carduus crispus (chardon crépu), Cirsium arvense (chardon des champs).

Convolvulus arvensis (liseron des champs)                                 Plantago lanceolata

Convolvulus arvensis (liseron des champs), & Plantago lanceolata (plantain).

Ranunculus bulbosus (renoncule)                                  Pissenlit officinal (Famille des composées) Plante herbacée vivace

Ranunculus bulbosus (renoncule), & Taraxacum officinalis (pissenlit).

Certaines adventices sont très utiles pour améliorer les sols (humus équilibré et enrichi) : le lamier rouge, le mouron blanc et d’autres nitrophiles (= qui aiment l’azote) absorbent l’azote en trop dans un terrain ; la  giroflée des murailles ou ravenelle (annuelle de la famille des Brassicacées) prélève dans le sous-sol de la potasse, que les autres végétaux ne savent pas utiliser, et la libère en se décomposant. D’autres plantes sauvages sont très décoratives et pas bien différentes de celles qui se trouvent en jardinerie (achillée, campanule, coucou, coquelicot, digitale, mauve, etc.), ou intéressantes gustativement (soupe d’ortie, d’oseille, salade de pissenlit avec ou sans lardons, etc. ), plusieurs « grands chefs » mettent actuellement les plantes sauvages à l’honneur dans leurs plats. Toutes ces plantes rejetées de nos jardins sont en fait indispensables à la pharmacopée (c’est la « phytothérapie », tisanes de menthe sauvage, serpolet, etc.) Et en leur laissant une petite place dans votre jardin, vous y favorisez l’équilibre naturel.

(*) Il existe, depuis 2010, des désherbants portant l’étiquette éco-responsable : Naturen® de Fertiligène et Finalsan® de Neudorff. Le premier n’est guère plus que du vinaigre blanc (vendu plus cher). Le second s’affiche naturel et biodégradable et il est bien à base d’acide pélargonique (un extrait de géranium), mais il contient aussi une matière d’origine chimique, l’hydrazide maléique ; il est donc plus écologique que d’autres, mais pas totalement.